PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]

Conakry s’apprête à vibrer au rythme des mots, des idées et des semences. À l’occasion de la conférence de presse annonçant la sixième édition du Salon de la lecture (SALEC) prévue du 7 au 10 avril prochain, acteurs culturels, écrivains et institutionnels ont posé les jalons d’un rendez-vous désormais incontournable. Cette année, le thème choisi — « Lire la terre, semer le savoir : quand la lecture fait germer l’agriculture » — incarne une ambition forte : relier l’intellect à la terre, la culture à la production.
Dès l’entame, la présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire a salué une initiative qui dépasse les frontières. Pour elle, soutenir le SALEC, c’est participer à l’éveil des consciences. « Encourager la lecture, c’est préparer la vie », a-t-elle affirmé, rappelant que les livres restent des espaces infinis où tout devient possible.
Invité d’honneur, l’écrivain Eugène Ebodé, représentant de l’Académie du Royaume du Maroc, a quant à lui livré une réflexion profonde sur la place du lecteur. Citant Roland Barthes, il a insisté sur le rôle actif de celui-ci : « Dans un texte, il y a la voix du lecteur ». Un plaidoyer vibrant pour une lecture vivante, interactive, et surtout transformative. Il a également rendu hommage aux grandes plumes guinéennes, de Camara Laye, Alioune Fantouré, Tierno Monènèmbo, à Fofana, saluant leur contribution au rayonnement culturel du pays.
De son côté, Bernard Pévé Beavogui Directeur Général du Centre de lecture politique et d’animation culturelle, a mis en lumière l’importance du lien entre culture et agriculture, tout en soulignant avec finesse que « l’agriculture se termine par culture ».
Pour lui, lire est un préalable à toute construction intellectuelle solide, y compris dans les métiers de l’information.
Mais c’est sans doute l’intervention de la Commissaire générale, Kadiatou Kaba, qui a donné toute sa dimension à cette édition. Revenant sur la genèse du SALEC, elle a évoqué un constat alarmant : le faible accès des jeunes aux bibliothèques et à la lecture.
Refusant de se limiter au diagnostic, elle a choisi l’action. « Beaucoup de jeunes ont ouvert un livre pour la première fois grâce au Salon », a-t-elle confié avec fierté.
Cette sixième édition marque également un tournant stratégique. Désormais engagé dans un nouveau cycle, le SALEC ambitionne de devenir un salon itinérant et plus inclusif. En mettant les jeunes au cœur des activités et en croisant les enjeux éducatifs et agricoles, l’événement entend contribuer concrètement au développement du pays.
À travers cette initiative, une conviction se renforce : lire, c’est semer. Et en Guinée, les graines du savoir semblent prêtes à germer durablement.
.png)
il y a 2 heures
14



















English (US) ·