Retrait du FRONDEG : les candidats du Grand Conakry affichent une solidarité totale avec la décision du parti

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Le 28 avril dernier, le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) a annoncé son retrait du processus électoral du 31 mai, entraînant le désistement de l’ensemble de ses représentants dans les différentes circonscriptions du pays.

Près d’une semaine après ce coup de tonnerre, les candidats de cette formation politique dans le Grand Conakry sont sortis du silence pour réaffirmer leur alignement.

Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 3 mai 2026, ils ont exprimé leur soutien sans réserve à la ligne dictée par le Bureau Politique National (BPN), sous l’égide d’Abdoulaye Yéro Baldé.

« Nous, candidats aux élections communales et législatives investis par notre parti, le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), dans les différentes circonscriptions du Grand Conakry, […] prenons la parole d’une seule et même voix pour affirmer, sans ambiguïté et sans équivoque, notre solidarité totale et inconditionnelle à la décision rendue par le Bureau Politique National », a martelé Fatou Dansoko, désormais ex-candidate sous la bannière du parti.

Cette mise au point intervient dans un climat de suspicion. La Direction Générale des Élections (DGE) a en effet affirmé avoir reçu des courriers de certains candidats du FRONDEG sollicitant le maintien de leur candidature, en dépit du mot d’ordre officiel.

Face à ce qui s’apparente à des velléités de dissidence, les signataires du Grand Conakry ont insisté sur le caractère collectif et irrévocable de la démarche :
« Le Bureau Politique National, instance suprême de direction de notre parti, a décidé en toute souveraineté et dans le strict respect de nos textes fondateurs, du retrait officiel et définitif de notre formation politique du processus électoral en cours. Cette décision n’a pas été prise à la légère. Elle procède d’une analyse lucide de la situation politique nationale et d’une conviction profonde que la participation à ces élections, dans les circonstances actuelles, ne servirait pas les intérêts supérieurs du peuple de Guinée. »

Se présentant comme des « militants disciplinés », les ex-candidats ont réitéré leur adhésion aux idéaux du parti, qualifiant leur solidarité d’« organique et sincère ». S’ils disent mesurer les attentes de leurs électeurs, ils affirment privilégier « l’intérêt à long terme du pays » sur les calculs de carrière.

Les signataires ont également tenu à lever toute équivoque sur l’intégrité de leur démarche, fustigeant à demi-mot les initiatives individuelles citées par la DGE. En conclusion, ils ont lancé un appel à la mobilisation des bases, rappelant que « la force d’un parti se mesure à sa capacité à parler d’une seule voix », tout en promettant de continuer la lutte pour « une Guinée juste » en dehors des urnes.

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