Presse écrite en crise : Boubacar Yacine Diallo pointe un manque de leadership

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Face à la précarité croissante et à la perte d’influence de la presse écrite, une véritable mémoire en danger, le constat en soit est alarmant : le prix du papier explose, les coûts d’impression ont triplé et les kiosques disparaissent.

Pour le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, cette triste réalité s’explique avant tout par un déficit de leadership au sein de la profession. Il déplore notamment que la majorité des journaux soient gérés de manière individuelle plutôt que comme de véritables structures professionnelles.

« J’ai entendu dire tout à l’heure que la presse écrite était en souffrance. Je pense, et je vous le dis directement, qu’elle manque de leadership. Elle n’a pas réussi à se constituer en entreprises de presse. Ce sont, pour la plupart, des individus qui gèrent ces organes, et c’est là leur fragilité. C’est l’une des raisons majeures de cette crise », a-t-il déclaré ce dimanche, lors de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse.

Face à ses détracteurs, celui qui reste l’un des plus grands contributeurs à la promotion de la liberté de la presse dans le pays a tenu à rappeler son parcours, notamment ses années consacrées à la formation : « J’ai également enseigné le journalisme à l’université. Souvent, les jeunes critiquent des personnalités qu’ils ne connaissent pas, faute de s’informer au préalable », a-t-il martelé.

Alhassane Fofana

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