Procès en appel de Mohamed Diané : vifs échanges entre le parquet et l’ancien ministre de la Défense

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Le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense, Mohamed Diané, s’est poursuivi ce jeudi 7 mai 2026 devant la CRIEF, dans un climat particulièrement tendu entre le parquet, la défense et la partie civile.

Interrogé sur les conditions de son départ du logement de fonction qu’il occupait pendant son passage au gouvernement, l’ex-ministre a exprimé son incompréhension : « Je pense que vous, en tant qu’homme de droit, est-ce qu’il est normal de faire sortir un ministre de la Défense de sa maison sans préavis ? »

Le représentant du parquet, Charles Wright, a répliqué sans détour : « Vous avez demandé mon avis, je vous le donne. Il n’existe aucune disposition légale obligeant l’État à accorder un préavis de six mois pour libérer une maison administrative. Les autres personnes nommées iront où? »

Poursuivant l’interrogatoire, le parquet a cherché à clarifier la situation patrimoniale de l’ancien ministre avant et après sa nomination. Questionné sur l’existence d’un logement personnel avant son entrée au gouvernement, Mohamed Diané a indiqué qu’il vivait « en location chez un particulier », précisant avoir définitivement quitté cette habitation après sa nomination.

Sur l’éventuelle présence d’effets personnels ou de documents hors de la résidence administrative, il a affirmé : « Tous les documents administratifs y étaient. À Kankan, je n’ai que mes documents universitaires. »

Les débats se sont ensuite concentrés sur les accusations d’enrichissement illicite. Le procureur a interrogé le prévenu sur d’éventuelles acquisitions immobilières en Guinée ou à l’étranger durant ses fonctions parlementaires.

Mohamed Diané a répondu : « J’ai répondu à cette question avec votre prédécesseur. J’ai communiqué les documents à la Cour. »

Relancé sur les biens déclarés à la Cour constitutionnelle, il a ajouté : « Dans la déclaration que j’ai faite, il y a des dates. »

La défense a alors formulé une objection, accusant le parquet de commenter au lieu de poser des questions : « Monsieur le président, que le parquet pose des questions et arrête les commentaires ».

La partie civile a immédiatement réagi : « Monsieur le président, que la défense arrête de tergiverser les débats. Le parquet pose des questions qui accablent le prévenu, et elle veut l’interrompre. »

Face à la montée de la tension, le président de la Cour a rappelé les parties à l’ordre : « Que tout le monde se calme. Dr Diané, lorsqu’on vous pose des questions, répondez, et la Cour appréciera. Monsieur le procureur, quand le prévenu vous répond, contentez-vous de sa réponse et la Cour appréciera également. »

Après cette mise au point, le parquet a poursuivi : « Dr Diané, la Cour est saisie pour des faits d’enrichissement illicite. Les questions ne peuvent pas se limiter uniquement à votre fonction de ministre de la Défense. Est-ce que, pendant que vous étiez député, vous avez acquis des biens immobiliers ? »

L’ancien ministre a répondu : « Sauf le véhicule de fonction et mes primes».

Le parquet a conclu : « Nous comprenons donc que pendant que vous étiez député, vous n’avez acquis aucun bien immobilier. » « Oui », a confirmé Mohamed Diané.

L’audience a ensuite été suspendue pour quelques instants.

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