PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Après les dépositions des parties civiles, le second volet du procès des massacres du 28 septembre 2009 franchit une étape charnière.
Le dossier concernant le colonel Bienvenu Lamah entre désormais dans la phase des témoignages cités par le parquet d’instance.
À l’audience du 23 mars prochain, date du renvoi, le ministère public s’emploiera à démontrer la culpabilité ou, à tout au moins, l’implication du colonel dans ces événements tragiques qui ont coûté la vie à près de 160 personnes et engendré des centaines de viols et d’actes de violence.
À la suite d’une phase à huis-clos consacrée aux questions de mœurs, les avocats de la défense continuent de clamer l’innocence de leur client. Me Zézé Kalivogui qui est monté au créneau a vivement critiqué la sincérité de certaines parties civiles.
« La plupart des parties civiles produisent actuellement de fausses pièces. Nous avons officiellement saisi le Procureur général par dénonciation, en joignant tous les documents que nous estimons être des faux, notamment des certificats médicaux. Alors, nous attendons que le parquet général prenne des dispositions à l’effet que des poursuites soient engagées », a invité le procureur général près la Cour d’appel de Conakry.
L’avocat a déploré ce qu’il qualifie de dérive liée à la soif d’argent qui, selon lui, nuit à la solennité de ce procès historique.
« Certains pensent que l’État dispose de milliards et qu’il suffit de se présenter à la barre pour obtenir des millions. Cette attitude décrédibilise le procès et souille la mémoire de ceux qui ont réellement subi ces atrocités », a-t-il indiqué.
L’un des points de tension majeurs reste le rôle d’Aboubacar Toumba Diakité. Ce dernier, déjà condamné, avait mis en cause les recrues du camp Kaléah où le colonel Lamah officiait comme instructeur. Pour Me Kalivogui, une confrontation directe est indispensable.
« Le commandant Toumba doit être en première ligne. C’est lui qui a porté des accusations à la barre. Il doit absolument être confronté à mon client. C’était d’ailleurs un droit dès l’instruction, mais le juge n’y a pas fait droit et les intéressés ont refusé de venir. À l’époque, face à ce refus, le juge n’avait d’autre option que de prononcer un non-lieu mais malheureusement il ne l’a pas fait », a-t-il regretté.
En détention depuis plus de trois ans, le colonel de la gendarmerie nationale resterait imperturbable selon son conseil.
« Il est serein. Il sait qu’il n’a rien à se reprocher. C’est un officier dans l’âme, et un officier ne tremble pas devant ce genre d’épreuves. Il les surmonte avec résilience et une foi sans faille. Malgré la dureté de la situation, il parvient à la supporter », a conclu l’avocat.
Alhassane Fofana
.png)
il y a 3 heures
12




















English (US) ·