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Pas de répit à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Après avoir mis en réserve la deuxième exception soulevée par la défense de Badara Koné, visant à renvoyer le dossier de la procédure devant le procureur spécial afin de l’orienter en instruction en raison de sa complexité, la chambre de jugement présidée par Alpha Camara a décidé d’identifier les co-prévenus de l’ancien président de la délégation spéciale de Matam.
Ce fut le cas d’Abass Keïta, né le 3 mars 1980 à Faranah. Il est sociologue de formation, marié et père de deux enfants. Moustapha Diarra Sanoh est également passé à la barre. Né le 3 novembre 1990 à Conakry, il est juriste de profession. Said Elmi Kelhiye a aussi comparu. Né le 18 avril 1978, Somalien d’origine, il est entrepreneur, marié et père de douze enfants.
Des sociétés poursuivies au même titre que ces personnes ont été invitées à la barre, notamment la société SOCOBA. La gérante présente s’appelle Zahara. Née le 27 juillet 1979 à Bagdad, elle est architecte de profession, mariée et mère de deux enfants.
Concernant cette dernière prévenue, son avocat, Me Rafi Raza, a demandé à la Cour, au titre des exceptions, de renvoyer la société SOCOBA pour des enquêtes complémentaires. Selon lui, l’option du flagrant délit ne s’applique pas en l’espèce.
Le conseil a étayé ses propos en affirmant que sa cliente est poursuivie simplement pour avoir payé une taxe d’équipement depuis 2024. Par ailleurs, il a demandé l’annulation de la procédure à l’égard de la personne physique de Zahara, estimant qu’elle n’est nullement concernée.
Tous sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics portant sur un montant de 240 milliards de francs guinéens entre février 2021 à avril 2026. Il leur est également reproché des faits de corruption d’agents publics, de faux et usage de faux en écritures publiques, d’escroquerie, de prise illégale d’intérêt, de conflit d’intérêts, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité.
Aucun des prévenus entendus n’a reconnu les faits. En attendant l’identification du reste des co-prévenus, l’audience a été suspendue à la suite d’échanges houleux entre Me Rafi Raza, qui accuse certains membres du parquet spécial de vouloir marquer leur territoire, étant donné leur arrivée récente à la CRIEF, et Biwon Millimouno, qui n’a pas apprécié ces propos.
Sékou Diatéya
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il y a 1 heur
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