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L’humanité célèbre ce 28 avril 2026 la Journée internationale de commémoration des travailleuses et travailleurs décédés ou blessés au travail. A cette occasion, la Coordination Nationale de l’Intersyndicale Santé au Travail a rendu un hommage solennel aux héros de l’ombre disparus ou invalidés dans l’exercice de leurs fonctions.
Dans une déclaration lue en présence des secrétaires généraux et cadres du bureau exécutif national de l’USTG, le coordinateur Abdel Tamba Bourouno, a rappelé que cette édition 2026 s’articule autour de deux défis majeurs et interconnectés : l’épidémie invisible des troubles de la santé mentale et les menaces physiques liées à la chaleur extrême due au dérèglement climatique.
La Coordination souligne que le stress thermique menace de réduire le volume de travail de 2,2 % à l’échelle mondiale, tandis que l’absence de cadres juridiques spécifiques en Afrique aggrave la vulnérabilité des travailleurs, particulièrement dans les secteurs agricole et informel.
« Ces crises coûtent des vies et portent atteinte chaque jour à la dignité des travailleurs. Une action urgente et coordonnée est impérative », a déclaré le coordinateur.
Les axes de revendication prioritaires
Face à l’urgence, l’Intersyndicale a formulé une plateforme de revendications structurée autour de trois piliers :
1. Envers les Employeurs : Responsabilité et Prévention
Évaluation obligatoire des risques psychosociaux et transparence des résultats.
Politique de santé mentale co-construite avec les syndicats, garantissant la confidentialité et l’absence de sanctions.
Adaptation climatique : Évaluation des risques liés à la chaleur et octroi de congés de maladie rémunérés en cas de pathologies liées au climat.
Tolérance zéro contre le harcèlement et les violences fondées sur le genre.
2. Envers le Gouvernement : Législation et Protection
Mise à jour législative pour intégrer explicitement la santé mentale et le stress thermique dans les codes de la Sécurité et Santé au Travail (SST).
Inclusion sociale : Extension de la protection SST aux travailleurs de l’économie informelle et domestique.
Ratification internationale : Mise en œuvre immédiate des conventions n°190, n°155 et n°187 de l’OIT.
Moyens de contrôle : Renforcement du financement et de la formation de l’Inspection du Travail.
3. Envers les Syndicats : Mobilisation et Formation
Formation accrue des délégués sur les nouveaux risques (surveillance numérique, stress thermique).
Négociation collective : Intégrer la justice climatique et la santé mentale au cœur des conventions d’entreprise.
Équité : Veiller à ce que les besoins spécifiques des travailleuses, souvent plus exposées, soient pris en compte.
La Coordination Nationale de l’Intersyndicale Santé au Travail appelle l’ensemble de ses affiliés à porter ces revendications avec fermeté. Pour l’organisation, la sécurité au travail ne doit plus être perçue comme un coût, mais comme un droit humain fondamental et un pilier de la dignité nationale.
Alhassane Fofana
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il y a 1 heur
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