Portrait : Abdoulaye Barry dit Rodriguez, un bel exemple de réussite professionnelle et syndicale

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Abdoulaye Barry, né en 1984 à Mafanco, dans la commune de Matam, à Conakry, est un ingénieur des télécommunications évoluant à Orange-Guinée. Secrétaire général de la Fédération syndicale autonome des postes et télécommunications (FESATEL) et membre de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), Abdoulaye Barry est marié et père de 5 enfants dont une fille. Ce jeune plein de talent et d’ambitions est un bel exemple de courage et de réussite.  Une équipe de Guineematin.com est allée à sa rencontre jeudi dernier, 1er janvier 2026.

Un enfant de la capitale éduqué avec toute la rigueur d’un père responsable

Issu d’une famille modeste, Abdoulaye Barry doit sa réussite à son papa. « C’est à mes parents et particulièrement à mon papa que je dois ma réussi. Je suis l’aîné d’une famille de cinq enfants dont une fille. Mon père nous a éduqués avec toute la rigueur possible. Avant de sortir, il fallait avant tout bicher mes leçons et lire le Coran. Finalement, mon papa a construit à Koloma Soloprimo dans la commune de Ratoma, où j’ai passé mon enfance, voire toute mon adolescence », tient à faire savoir ce jeune intellectuel qui a fait l’école primaire et le collège au camp Alpha Yaya Diallo (ndlr : dans la commune de Matoto), la plus grande garnison militaire du pays avant d’aller au lycée d’Aviation où il décrocha ses diplômes de Bac 1 et 2.

« C’est là-bas, au lycée Aviation où j’ai obtenu mon baccalauréat 2ème partie, en 2004 où j’ai été lauréat de la République. C’est pourquoi, je n’ai pas fait le concours d’accès à l’université. Vous pouvez le vérifier. J’ai même obtenu, à l’époque, la plus grande note en mathématiques avec19, 75/20, même le premier de la République n’avait pas eu une telle note », se souvient-il.

De là, le jeune prodige est allé à l’université de Labé où il fait MIAGE ou la méthode informatique appliquée à la gestion des entreprises. Sorti 3ème de sa promotion, le jeune informaticien retourne à Conakry pour un stage auprès de l’entreprise ATI Ingénierie.

Après de solides études universitaires, le nouveau lauréat trouve son premier emploi

« Je rappelle que moi, je n’ai jamais fait d’école privée. Donc, en 2009, soit quelques mois après notre examen de sortie, j’ai eu la chance de décrocher mon premier job chez Orange Guinée. Je rappelle que depuis que j’étais en 2ème année, je faisais de stage à ATI ingénierie pendant les vacances. Après, en 4ème année, quand je suis revenu continuer. Trois mois après mon premier job chez Orange Guinée en tant que technicien », se rappelle Abdoulaye Barry.

Alors que la Guinée venait de faire sa rentrée dans l’ère du numérique, le jeune Abdoulaye Barry grimpe très vite les escaliers pour participer au succès de WiMAX (ndlr : Worldwide Interoperability for Microwave Access ) qui faisait la promotion de l’internet.

L’ascension professionnelle fulgurante et méritée du jeune ingénieur

« WiMAX est une technologie qu’on installait chez les clients pour donner vraiment de l’internet. J’ai travaillé au sein de ce service pendant trois ans. Après, j’ai eu un peu la chance de remonter un peu pour être ingénieur pour gérer le réseau de Orange Guinée au niveau du corps. En ce moment, on faisait l’intégration des clients, on faisait l’intégration aussi de tous les équipements sur le corps IP de Orange Guinée. Donc, mon rang a monté.

De là-bas, je suis allé à l’ingénierie pour s’occuper aujourd’hui des projets IP. Cela veut dire Internet Protocol », souligne l’ancien étudiant de l’Université de Hafia, Labé.

Grâce à son emploi à Orange-Guinée, Abdoulaye Barry découvre le monde. Il bénéficie des formations supplémentaires dans de nombreuses capitales africaines et villes du monde

Abdoulaye Barry, Secrétaire général de la FESATEL et membre de la CNTG

« Pratiquement, j’ai eu la chance avec Orange pour faire beaucoup de formations, que ce soit au Sénégal, que ce soit en Chine, au Maroc et ailleurs, j’ai réussi à parfaire mes connaissances et consolider mes acquis.

J’ai fait plein de formations vraiment dans le domaine de l’IP. J’ai fait beaucoup de certificats aussi, c’est le CCIP.

Et franchement, ces formations m’ont apporté de nouvelles connaissances et grande performance au sein de ce service avant de partir au niveau de la Direction des entreprises où j’ai pu avoir mon premier poste de manager au niveau Orange et où j’étais chef de service chargé de déploiement et d’installation des clients B2B.  En matière de réseau, il y a aussi le B2C qui est business de customer qui s’intéresse du client lambda.

Le client comme moi, un CE. Un CE, c’est un Customer Edge. Donc, toutes les entreprises qui avaient besoin de la connexion Internet, je les gérais.

Vous voyez, donc l’expérience de commencer au niveau du B2C, au niveau du WiMAX, les installer chez les clients. Après, je me retrouve au niveau du B2B pour gérer aussi toutes les entreprises. Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié là-bas parce que ça m’a permis vraiment de connaître, découvrir, intégrer presque toutes les banques du pays.

Toutes les banques du pays étaient connectées. Et j’ai géré la connectivité MPLS. MPLS, c’est quoi ? C’est-à-dire que j’ai un réseau qui est là. Tu peux connecter les banques pour que les banques puissent trouver les entreprises qui puissent communiquer entre elles. Ce système permettait aux banques de communiquer entre elles et entres elles et les entreprises aussi

J’ai géré aussi la sécurité. Après cela, je suis revenu manager aussi au niveau de la DRPS. Je m’occupe de tout ce qui est sûreté de Orange en Guinée. Actuellement, c’est le poste que j’occupe ici ».

Mais Abdoulaye Barry, c’est aussi un acteur syndical très engagé et respecté.

A peine arrivé à Orange-Guinée et passionné de défendre l’intérêt général, sans la moindre expérience, il jette le pavé dans la mare et ce coup d’essai devient un véritable coup de maître. 

« Parallèlement à mes activités professionnelles, je m’occupe beaucoup du social. Parce que quand on parle du syndicat, la grande partie, c’est le social. Parce que le social, ça fait partie des fonctions du syndicat.

Grâce à Dieu et le soutien de tout le monde, j’ai pu décrocher beaucoup d’acquis. Beaucoup d’acquis pour les travailleurs d’Orange en Guinée, voire même des travailleurs de tout le secteur des postes et télécommunications. Je rappelle que je suis arrivé à Orange-Guinée en 2009 et l’année suivant, j’ai pris la décision d’être délégué syndical, à la suite du licenciement de notre délégué syndical Aliou Badra.

C’est le premier secrétaire général du syndicat d’Orange Guinée. Quand il a été licencié, j’avoue qu’aucun travailleur à l’époque n’a eu le courage de venir dans le syndicat.

Avec l’USTG à l’époque, j’ai eu le courage de pratiquer le syndicalisme. Je suis venu seul. Et très jeune. Puisque vous comprendrez que le syndicalisme, c’est le courage. J’ai développé seul le syndicat pendant une année, en 2011. En 2012, j’ai eu des gens qui sont venus. Ensemble, on a fait la délégation syndicale. Et c’est comme ça que je suis resté. Et j’ai aimé vraiment le syndicalisme.

De la délégation syndicale d’Orange-Guinée à la CNTG en passant par la mise en place de la FESATEL, toute une histoire

« La FESATEL a été créée en décembre 2012. Mais, ça n’a pas été facile. Je n’ai pas été d’abord le premier Secrétaire général de la FESATEL. Le premier Secrétaire général de la FESATEL fut Alpha Ibrahima Diallo de MTN (Areeba). Il a été élu lors du premier congrès de la FESATELM. Et c’est après son départ de MTN, je suis monté comme Secrétaire général de la FESATEL le 1er juin 2012. Au départ la FESATEL regroupait quatre sociétés, Orange, MTN, Cellcom et INTERCEL. J’ai bénéficié à Dakar des conseils de l’Union globale qui m’ont beaucoup aidé. Et depuis, la FESATEL, s’est affiliée d’abord à l’USTG avant de rallier la plus grande centrale syndicale du pays qui est la CNTG. Au sein de ce bureau, je suis à la tête du secrétariat chargé des négociations. C’est l’un des plus importants secrétariats de la CNTG. Et je suis membre du Conseil national du dialogue social où j’occupe le poste de responsable de la communication ».

Abdoulaye Barry, à l’image des grands hommes, a connu des situations qui ont failli faire basculer son avenir

« C’est à l’école primaire du camp Alpha Yaya Diallo où j’ai eu mon examen d’entrée en septième année. Mais quand je parle de ce camp, je me rappelle vraiment des douloureux événements des 2 et 3 février 1996 qui vu l’armée se mutiner contre le régime du Général Lansana Conté. Nous étions en classe, ce vendredi lorsque les tirs ont commencé. Je faisais la sixième année. Nous sommes sortis au dehors. J’ai oublié mon sac. Après avoir couru une certaine distance, je me suis rappelé que j’avais laissé le sac en classe. De peur d’être corrigé par mon papa, je me suis retourné. Mais là, c’est seul Dieu qui m’a sauvé. J’ai trouvé que les classes sont fermées et les militaires étaient partout en train de tirer. Et sincèrement, je ne sais pas comment je me suis échappé des tirs. Cela a longtemps joué sur moi. J’ai été apeuré traumatisé. Conséquences, j’ai échoué pour la 1ère et seule fois dans mon cursus scolaire.

En plus, étant habitant de l’axe, nous avons souffert des manifestations et surtout des répressions et de la stigmatisation. Mais grâce au courage de nos parents, nous avons traversé ses périodes indemnes. Sinon, franchement, nous avons connu des moments difficiles en tant que jeunes aussi de l’Axe. Mais grâce à Dieu et aux efforts de nos parents, nous sommes en train d’assurer vraiment des postes de responsabilité dans ce pays.

Passionné de football, l’ingénieur Abdoulaye Barry, Rodriguez pour les intimes, doit sa réussite également à certains de ses mentors

« D’abord mes premiers mentors sont mes parents. Mon papa, c’est mon modèle et ma référence indiscutable. Je remercie beaucoup mes parents d’avoir contribué à mon éducation. Ce que certains ne savent pas, l’éducation est plus importante que l’instruction. Je me réserve de dire le nom d’un ami, lorsque je lui ai demandé, mon Général pourquoi tu ne laisses pas tes enfants en France ? Il m’a dit, Barry, je préfère l’éducation à l’instruction. Ça c’est très illustratif. Ceux qui ont envoyé les enfants en Europe ou aux Etats Unis, ce n’est pas très sûr qu’ils soient satisfaits du résultat obtenu. Plus que l’éducation est en ensemble de valeurs. Grâce à l’éducation, l’enfant sait comment se comporter dans la société ».

Des personnes qui ont contribué à façonner le jeune Abdoulaye Barry ne manquent pas

Abdoulaye Barry, Secrétaire général de la FESATEL et membre de la CNTG

« Ceux m’ont le plus marqué, impressionné et contribué à faire de moi celui que je suis, sont nombreux. Mais, je citerai seulement quelques-uns. Les autres comprendront que ce n’est pas par mépris. Je leur reste tous reconnaissant et profondément d’ailleurs. Je commence par le premier directeur général de Orange-Guinée. C’est un grand monsieur. Malheureusement, il est parti à la retraite.

Franchement, c’est quelqu’un qui m’a beaucoup marqué. Il est très sincère. C’est vrai que je suis allé en grève en 2013 sous sa direction. Il y a eu vraiment des débats très houleux entre nous ; mais, c’est quelqu’un de très responsable. Cela ne l’a pas empêché d’être le parrain de mon mariage. Ce monsieur, c’est un modèle pour moi. Il a vraiment formé beaucoup de personnes. La plupart des gens aujourd’hui qui dirigent le groupe Orange, que ce soit en Guinée ou ailleurs, c’est lui qui les a vraiment coachés. Je lui reste profondément reconnaissant.

Quand je prends aujourd’hui l’ex patron de l’ARPT et ancien ministre des postes et télécommunications M. Moustapha Mamy Diaby. Voilà un autre grand cadre de ce pays. Il a été vraiment un mentor pour nous sur la convention collective des télécommunications. Grâce à lui, nous avons réussi à signer la convention collective des télécommunications. Il y a aussi l’ancien Inspecteur général du travail, Dr. Alya, Camara qui est actuellement président du CNDS (Conseil national du dialogue social). Ils se sont vraiment impliqués pour amener, lors de la signature de cette convention, l’ancien ministre Premier ministre, Dr. Ibrahim Kassory Fofana. C’est pour nous un moment inoubliable. La signature de notre convention collective a sensiblement amélioré les conditions de vie et de travail des travailleurs du secteur des télécoms. Même si par endroit, ce n’est pas respecté mais chez nous à Orange-Guinée, d’importants progrès ont été réalisés.

En ma qualité de syndicaliste, je ne peux pas ne pas parler de mon mentor, Amadou Diallo, le patron de la CNTG. C’est lui le Coordonnateur national du moment syndical Guinée, il m’entoure de son affection et de tous les bons traitements. Je lui reste devoir énormément. C’est quelqu’un aujourd’hui qui nous coache parce qu’en matière de syndicalisme, ce qui est le plus important, c’est le coaching. Et quand tu as vraiment un baobab comme lui, tu dois te sentir heureux. Il est aussi bien respecté en Guinée qu’à l’international. Dans les négociations que j’ai dirigées, il est là derrière. A chaque fois, on communique. Il me guide et m’aides à éviter les pièges et m’inspire en idée pour mieux négocier. Les résultats obtenus avec le gouvernement, dont les 35% d’augmentation de salaire des travailleurs, des primes de logement, de transport et autres, c’est grâce à l’intelligence et la confiance de notre Coordinateur, Elhadj Amadou Diallo.

Mais les mentors d’Abdoulaye Barry, qui commence à marquer son territoire à l’étranger, ne se comptent plus à l’international, le syndicaliste énumère quelques grands noms

« Gabou Gueye est un modèle inspirant pour moi. C’est un très grand syndicaliste sénégalais. Il évolue à la SONATEL du Groupe Orange. C’est une grande personnalité du mouvement syndical africain.

Vous avez aussi Babacar Sarr. C’est une grande figure syndicale qui maîtrise les textes et fait de grandes choses. Je vais ajouter à cette short liste mon ancien directeur technique, M. Léthi Ndiaye, qui est actuellement le Directeur général de Orange au Mali. D’ailleurs, je profite de l’occasion pour le féliciter. Je sais qu’il va acheter mon billet bientôt pour que je parte le saluer au Mali. M. Léthi Ndiaye m’a approché et m’a prodigué d’utiles conseils pour mon propre développement. J’ai des mentors qui occupent de grandes fonctions qui n’apprécieraient pas d’être cités dans la presse. Je leur reste reconnaissant et très attaché.

Abdoulaye, enfant de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa, cadre de la société Orange-Guinée, syndicaliste et membre du Conseil national du dialogue social entend prodiguer d’utiles conseils aux jeunes, surtout ceux qui sont tentés par l’aventure clandestine

« Aujourd’hui, nous sommes dans un monde très facile. Tu peux rester ici et savoir tout ce qui se passe ailleurs à l’instant T. Je pense qu’il faut juste chercher à faire du développement personnel.

Tu peux l’avoir ce développement personnel en cherchant à faire du coaching. C’est-à-dire t’approcher à des gens qui connaissent mieux que toi, les écouter, aller sur Internet, fouiller et chercher à lire les livres et oser entreprendre au lieu de chercher à risquer sa vie sur le chemin de l’immigration clandestine. Moi, je peux dire à tous les jeunes aujourd’hui qu’on peut gagner tout en Guinée. On peut tout obtenir ici en faisant quoi ? Il y a un Général d’armée qui m’a dit qu’une personne doit avoir trois valeurs qui se résument en deux. C’est le courage, la croyance et la patience qui se résument en deux, c’est le courage et la patience, parce que généralement, celui qui est patient, c’est quelqu’un qui est croyant. Donc, vous voyez, à l’époque, je ne comprenais pas comme ça.

J’étais très agité dans beaucoup de choses, mais comme je l’ai écouté, j’ai dit, attends, je vais essayer de faire ça. Tout ce que je ne gagne pas pour moi, ce n’est pas parce que je suis faible. C’est parce que pour moi, le moment n’est pas arrivé. Donc, je garde toujours mon courage. Je cherche à retravailler. Je cherche à mettre des points pour dire pourquoi je n’ai pas eu ça.

Peut-être que ce n’est pas bon pour moi, pour le moment. Mais le moment venu, je vais l’avoir. Moi, lorsque j’étais lauréat, j’ai tenté de partir en France pour aller étudier, je me le rappelle encore. Quand je n’ai pas eu le visa, j’ai pleuré. Aujourd’hui, je voyage en France facilement. D’ailleurs, l’année surpassée, j’étais avec toute ma famille, ma femme, mes enfants, ma maman, on est tous allés. Mais même ma propre femme, quand elle vu certaines réalités en Europe, elle m’a dit, s’il te plaît, ne me laisse pas ici. Ce qui est une grande leçon pour moi. Sinon, beaucoup de femmes, une fois en Europe, cherche par tous les moyens à rester. Mais j’ai dit à mon épouse, on rentre ensemble, Ne te fais pas de soucis.

Je souligne également, qu’on a des autorités, majoritairement jeunes. Elles ont une vision et une ambition pour le pays. Des dizaines de milliers d’emplois sont créés aussi dans le public que dans le secteur privé. Pourquoi alors fuir le pays quand les autorités emploient les jeunes et encourage l’entreprenariat de la jeunesse.

Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir, combien ont rentré au pays ? Ils sont très nombreux. Ce pays ne compte que sur nous les jeunes. Donc, refusons d’aller en aventure clandestine, refusons de sacrifier nos vies dans le désert ou en mer, refusons d’aller faire le clochard ailleurs, restons en Guinée, acceptons de nous former et faisons tout pour contribuer à l’essor de notre pays. C’est mon appel aux jeunes de ma génération », a conclu le patron de la FESATEL.

Thierno Hamidou Barry et Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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