Polémique autour du début et de la fin du Ramadan: les conseils de Cherif Mohamed Abdallah Haïdara

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En République de Guinée, chaque année il est constaté de la mésentente entre les autorités religieuses et certains fidèles musulmans autour de la date du début et de la fin du Ramadan.

Pour cette année 2025, le secrétariat général aux affaires religieuses avait demandé de débuter le jeûne du Ramadan le 01 mars après avoir annoncé l’observation du croissant lunaire dans certaines localités du pays. Après 29 jours de jeûne, les autorités religieuses ont dans la soirée du samedi 2 9 mars annoncé l’observation du croissant lunaire marquant la fin du Ramadan. Tout comme au début, beaucoup de fidèles n’ont pas adhéré à la décision du ministère en charge du culte. C’est le cas notamment à Kourémalé dans la préfecture de Siguiri où des dizaines de personnes ont été arrêtées avec leur imam pour n’avoir pas respecté la date officielle.

Cette situation préoccupe Chérif Mohamed Abdallah Haïdara qui a décidé de prodiguer des conseils aux uns et aux autres.

« Au fait l’islam est clair là-dessus. Il dit au fidèle de débuter le jeûne du Ramadan s’il voit le croissant lunaire ou bien si quelqu’un à qui il a confiance affirme avoir vu. Au 29e jour s’il observe le croissant lunaire ou si une personne à qui il a confiance observe, il célèbre la fête le lendemain. Au cas contraire, il jeûne 30 jours. Donc, c’est clair et il ne doit pas y avoir de polémique. Que personne ne supporte une autre personne pour dire que tel a raison ou tel a tord. Personnellement, ce sont les autorités religieuses que j’ai suivies. Mais je ne dois pas dire que j’ai raison et l’autre a tord. À mon avis , aucun citoyen ne devrait être arrêté à cause d’une telle polémique. Les autorités ne doivent pas accepter d’être induites dans des erreurs. Cette polémique a toujours existé des siècles avant nous et cela va continuer après nous. Cela ne doit pas être une source de division entre les guinéens. L’unité, l’entente et la solidarité doivent toujours exister pour le bien de chacun et de tous. Ceci ne doit pas créer de la tension. Le problème est résolu par la religion. Donc, faisons attention », a-t-il lancé.

Par ailleurs, il exhorte les autorités de libérer les personnes qui ont été arrêtées si elles n’ont pas encore recouvré leur liberté afin qu’elles puissent continuer la fête avec leurs proches après un mois de pénitence.

La cellule de communication de l’action pour unir les guinéens (APUG)

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