Mouvement syndical guinéen : l’USTG durcit le ton face à la CNTG et exige des mesures immédiates

il y a 2 heures 15
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La rupture semble désormais irréversible entre la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG).

Depuis son retrait du mouvement syndical unifié, l’USTG multiplie les offensives contre son ancien partenaire. Dans une déclaration diffusée ce samedi 14 février 2026, l’organisation dénonce vigoureusement la gouvernance actuelle du mouvement syndical, pointant directement la responsabilité du Secrétaire général de la CNTG.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la gestion actuelle du mouvement syndical sous la responsabilité du Secrétaire général de la CNTG. Depuis un certain temps, les décisions prises ne reflètent ni la volonté majoritaire des travailleurs, ni les principes fondamentaux du syndicalisme », lit-on.

L’organisation fustige notamment une absence de consultation à la base, un manque de transparence et des orientations unilatérales qui, selon elle, fragilisent gravement le mouvement syndical guinéen.

Pour l’USTG, un coordinateur doit agir en mandataire et non en dirigeant solitaire.

Face à ce qu’elle qualifie de rupture de confiance, la centrale syndicale exige des mesures immédiates, dont entre autres :

La convocation urgente d’un cadre de concertation élargi ;

La présentation d’un bilan clair des décisions récentes ;

Le respect strict des textes et procédures internes ;

Le rétablissement d’un fonctionnement démocratique.

L’USTG prévient que si ces dérives persistent, elle engagera toutes les actions syndicales légitimes pour restaurer la crédibilité du mouvement.

« L’heure n’est plus aux discours, mais aux actes », martèle la déclaration.

Le ton est ferme et les termes choisis avec une précision quasi juridique pour éviter toute accusation imprudente. La déclaration conclut sur la mission originelle du syndicalisme.

« Notre vision est l’amélioration des conditions de vie et de travail de la classe ouvrière, et non l’instrumentalisation des centrales syndicales qui composent le mouvement guinéen », lit-on dans cette déclaration.

Alhassane Fofana

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