Moussa Mara mis en liberté: « Plus de deux ans sans être fixé sur son sort, c’était vraiment de l’exagération » (Me Mory)

il y a 2 heures 16
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Le militant de l’ancien parti au pouvoir récemment dissous par les autorités guinéennes a été libéré en début de soirée ce mercredi 11 mars 2026. Le délibéré a été prononcé, selon son avocat aux environs de 17h40 mn. Me Mory Doumbouya chez qui le prévenu a élu domicile se félicite d’une décision qui corrige une atteinte grave aux droits fondamentaux de son client.

« Son dossier a été géré aujourd’hui parce que chaque fois, ce sont des renvois qui ne nous paraissaient pas justifiés. Et finalement, nous avons décidé d’engager un référé pénal. Le code de procédure pénale, en son article préliminaire point douze prévoit cette possibilité pour toute personne poursuivie. Nous avons engagé le référé pénal aujourd’hui devant le tribunal de Kaloum. », a-t-il expliqué d’entrée.

L’avocat et ancien ministre de la justice espère la fin des poursuites contre Fodé Moussa Mara alias El sisi.

« Moi, ce qui m’intéressait dans ce dossier, c’était vraiment l’examen de la procédure par une juridiction impartiale et indépendante. Et tout ce qu’on attendait de la justice, c’était vraiment cela. Et on a toujours demandé la tenue d’un procès juste et équitable. Mais il y a eu tellement de turbulences, de contingences, de renvois. Mais enfin, aujourd’hui, cette audience a pu se tenir et la juridiction correctionnelle a délibéré et il a été remis en liberté. Nous espérons que c’est la fin des poursuites. De toute façon, le client, il est là. Il a fait élection de domicile à notre cabinet, il n’y a aucun problème. Nous sommes disposés à faire face à toutes les situations. C’est un référé qui a été tenu en la présence régulière du parquet de Kaloum et le débat a été contradictoire. Nous, nous avons demandé une liberté. Parce que pour nous, notre client a été placé en détention depuis 2023. Et nous sommes en matière correctionnelle. Plus de deux ans de détention provisoire, pour nous, c’est vraiment exagéré. Ça, ça viole les normes de procès juste et équitable. Parce qu’un des droits élémentaires de la personne poursuivie, c’est d’être fixée sur son sort et dans un délai raisonnable au cours d’une procédure contradictoire gérée par une juridiction impartiale et indépendante. Et jusque-là, la juridiction de Kaloum avait du mal à s’adapter, en tout cas à prendre en compte, à notre avis, ces exigences-là. Bon, souvent, et on comprenait par endroits certaines situations liées à beaucoup de contraintes de temps. Et c’est pour tout cela, on ne pouvait pas continuer à attendre. Plus de deux ans sans être fixé sur son sort, c’est vraiment de l’exagération. Cette procédure portait gravement atteinte à ses droits fondamentaux. C’est ce que la juridiction a corrigé ce soir. », a-t-il fait remarquer dans cet entretien accordé à Mosaiqueguinee cette nuit.

Mosaiqueguinee.com

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