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Dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre l’Intersyndicale de l’éducation et le gouvernement, le ministère de la Fonction publique a engagé la création d’une commission chargée d’examiner les dossiers des enseignants contractuels non retenus à l’issue de l’évaluation de la pratique de classe.
À cet effet, le gouvernement a, par courrier daté du 29 janvier 2026, invité les principales structures syndicales du secteur éducatif — le Syndicat national de l’éducation (SNE), la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) — à désigner chacune deux représentants pour siéger au sein de cette commission.
Si les responsables syndicaux saluent cette initiative qualifiée de positive, elle suscite toutefois une vive réaction du collectif des enseignants contractuels non retenus, qui dénoncent leur exclusion et réclament une représentation directe au sein de la commission.
Interrogé par Guinee360, leur porte-parole, Diaka Sow, estime que la commission ne saurait statuer sur leur sort sans leur implication. « Nous estimons que tout ce qui est fait pour les enseignants contractuels, sans les enseignants contractuels et contre les enseignants contractuels. Donc le meilleur choix serait que le CNDS et la Fonction publique revoient le courrier envoyé à d’autres entités afin que le collectif des non-retenus soit valablement représenté au sein de ces commissions, et ce, sous l’accompagnement des trois structures syndicales signataires du protocole d’accord, à savoir la FSPE, le SLECG et le SNE », a-t-il déclaré, précisant n’avoir pas été officiellement saisi à ce jour.
Le collectif affirme cependant avoir entrepris des démarches auprès des acteurs institutionnels concernés. « Nous n’avions pas reçu de courrier, mais nous avons saisi nos structures syndicales de confiance, les trois structures qui nous accompagnent, ainsi que le CNDS, garant du dialogue, sans oublier la primature et la présidence, pour revoir ce qui a été fait », a-t-il expliqué.
Malgré les inquiétudes exprimées, le porte-parole se dit confiant quant à une possible révision de la décision. « Je suis optimiste pour l’instant que cela va changer et que les enseignants à la base, dans les 33 préfectures — au nombre de 4 000 —, pourront voir leur porte-parole autour de la table », a-t-il souligné.
Diaka Sow a également exprimé des préoccupations concernant la transparence du processus. « C’est ce qui peut rassurer les enseignants : que l’arrêté final ne laisse place ni à des missions, ni à des substitutions ou infiltrations. C’est une inquiétude majeure pour les enseignants contractuels qui n’ont pas été retenus à ce jour », a-t-il insisté.
Pour rappel, les commissions mises en place ont pour mission de suivre l’exécution des engagements contenus dans le protocole d’accord, notamment le paiement des primes des cadres, la situation des enseignants contractuels et la révision des statuts particuliers de l’éducation.
L’article Mise en œuvre du protocole du 3 janvier : les enseignants contractuels dénoncent leur exclusion est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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