Michel Pépé (SNE) se veut clair: « La grève reste toujours suspendue »

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Au lendemain de la signature d’un nouveau protocole d’accord consensuel qui intègre les indemnités de logement et de transport, l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SNE a décidé, à compter de ce samedi de la suspension de la grève générale et illimitée qui pesait sur le secteur de l’éducation.

Cette décision fait suite à une assemblée générale extraordinaire de restitution, organisée au lendemain des négociations marathon qui ont débouché à la signature de ce protocole d’accord consensuel au petit matin de ce samedi.

La rencontre a mobilisé une forte communauté d’enseignants venus du Grand Conakry. À cette occasion, Alpha Gassim Barry et Michel Pépé Balamou, respectivement secrétaires généraux de la FSPE et du SNE, ont salué les acquis obtenus lors de cette reprise des négociations. Ils ont toutefois rappelé que le point nodal de leur plateforme revendicative reste l’entame des discussions autour du statut particulier révisé de l’éducation, tout en assurant que les discussions reprendront dès février autour de ce point crucial.

L’intersyndicale qui se veut plus claire, a déclaré que la grève n’est que suspendue, réitérant ainsi sa détermination à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction totale des intérêts des enseignants de Guinée.

Prenant la parole, Michel Pépé Balamou a précisé les conditions de cette suspension de la grève: « La grève reste toujours suspendue, Tant que le statut particulier de l’éducation n’est pas signé et que les modalités de son application ne sont pas connus, la grève reste toujours suspendu. Ça veut dire qu’on peut se lever un jour pour dire bon demain. Il y a grève, on a plus besoin de déposer un préavis de grève Pour dire, il faut attendre 10 jours après de déposer un avis de grève. On ne déposera plus rien. Le jour où on verra que le gouvernement est de mauvaise foi, on va convoquer une assemblée générale et on ne fera que vous indiquez le jour où la grève doit commencer », a-t-il déclaré.

Le leader syndical a également souligné le contexte politique délicat, marqué par l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement et la prestation de serment du Président de la République : « Cette fois-ci on a fait violence sur soi-même il y a l’élection qui vient de se passer, il y a un gouvernement qui n’est même pas en place parce que le gouvernement va démissionner et bientôt le président va prêter serment. Mais, c’est Dieu qui est avec nous, sinon on était mort syndicalement, parce tout le monde va dire le président n’a même pas prêté serment qui va vous recevoir? Le gouvernement n’est même pas formé qui va vous recevoir? Considérez que ce qu’on a fait là c’est grand. Dans cette période un régime peut dire que je ne peux pas. C’est pourquoi nous remercions et félicitons le président de la république pour ce qu’il a fait, le gouvernement ainsi que le conseil national des organisations de la société civile et le mouvement syndical», a-t-il martelé.

Il a enfin donné rendez-vous aux enseignants pour la reprise des négociations à partir du mois de février prochain pour la signature et la mise en application du statut particulier révisé de l’éducation.

Alhassane Fofana 

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