Maison centrale de Conakry : un garde pénitentiaire poursuivi pour introduction présumée de drogues et téléphones

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Le parquet de Kaloum annonce l’ouverture de poursuites contre un agent pénitentiaire soupçonné d’avoir introduit des substances illicites et des objets prohibés au sein de la Maison Centrale de Conakry.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 13 février 2026, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum informe que le sergent-chef Lamine N’Diaye, garde pénitentiaire, a été interpellé puis déféré devant le parquet par la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale. Cette interpellation intervient dans le cadre des opérations régulières de contrôle et de sécurisation menées les 9 février et jours suivants à la maison d’arrêt.

Selon les procès-verbaux d’enquête, il est reproché à l’agent des faits présumés de détention et d’introduction de substances psychotropes ainsi que d’objets interdits en milieu carcéral. Les enquêteurs évoquent notamment l’introduction supposée de 66 boules de chanvre indien, de trois morceaux de crack et de sept téléphones portables.

Le parquet estime que de tels agissements, s’ils étaient avérés, sont susceptibles de compromettre la sécurité des détenus, l’intégrité de l’administration pénitentiaire et l’ordre public. Les faits sont qualifiés au regard des dispositions des articles 749, 812 et suivants du code pénal.
Au vu de la gravité des accusations et des éléments réunis à ce stade de la procédure, le dossier a été orienté en flagrant délit conformément aux articles 461 et suivants du code de procédure pénale. Le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt dans l’attente de son jugement devant la juridiction compétente.
Le ministère public rappelle que tout agent, y compris un fonctionnaire, demeure soumis à l’application de la loi.

Il affirme par ailleurs sa volonté de renforcer la sécurité des établissements pénitentiaires et de lutter contre la circulation de substances illicites, tout en garantissant le respect des droits de la défense et des garanties procédurales prévues par la loi.

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