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Dans un communiqué conjoint rendu public vendredi dernier, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le ministère des Mines et de la Géologie et le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a annoncé l’interdiction formelle de l’utilisation des engins lourds sur les sites d’exploitation minière artisanale. Cette mesure concerne notamment les pelles mécaniques (poclains), bulldozers, tractopelles et autres engins similaires, dont l’usage est désormais proscrit sur l’ensemble des sites dédiés à l’orpaillage artisanal à travers le pays.
Dans la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, la société civile a réagi à cette décision. Le coordinateur sous-préfectoral de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), Fodé Keïta, a salué ce qu’il qualifie de « décision courageuse et responsable ».
Selon lui, l’interdiction de ces engins constitue une étape importante dans la lutte contre la dégradation accélérée de l’environnement dans les zones minières.
Fodé Keïta, coordinateur sous-préfectoral de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG)« Cette décision vise à freiner la destruction des terres agricoles et les graves perturbations écologiques causées par l’exploitation minière mécanisée et anarchique », a-t-il indiqué.
Toutefois, la MAOG de Doko estime que cette mesure, bien que salutaire, ne prend pas suffisamment en compte la problématique de la restauration des zones déjà fortement dégradées par l’exploitation minière mécanisée.
Dans plusieurs localités de la sous-préfecture de Doko et dans d’autres zones minières de la préfecture de Siguiri, les conséquences de ces pratiques sont visibles.
Des cratères abandonnés, des rivières polluées et des sols devenus improductifs compromettent aujourd’hui les activités agricoles et menacent la sécurité alimentaire des communautés locales.
Face à cette situation, la société civile, à travers la MAOG de Doko, formule plusieurs propositions visant à accompagner les autorités dans la restauration écologique et sociale des zones affectées. Parmi ces recommandations figurent :
︎ La mise en place d’un programme national de réhabilitation des sites miniers dégradés, sous la supervision du ministère de l’Environnement, en collaboration avec les collectivités locales et la société civile ;
︎ La création d’un fonds de restauration environnementale, auquel contribueraient les entreprises minières et les exploitants impliqués dans la dégradation des sites ;
︎ Le remblayage et la sécurisation des fosses minières abandonnées, afin de prévenir les accidents et de favoriser la récupération progressive des terres agricoles ;
︎ La reforestation systématique des zones dégradées, avec l’implication des communautés locales ;
︎ La mise en place de brigades locales de surveillance environnementale, associant autorités locales, services techniques et société civile.
Le coordinateur sous-préfectoral de la MAOG de Doko appelle également les autorités à renforcer les contrôles sur le terrain afin d’assurer l’application effective de la mesure.
« Nous appelons les autorités compétentes à intégrer la restauration écologique comme pilier essentiel de toute politique minière durable en Guinée », a déclaré Fodé Keïta.
Selon le communiqué gouvernemental, tout engin lourd retrouvé sur un site d’exploitation minière artisanale sera désormais saisi par les autorités compétentes. Les contrevenants s’exposeront à des poursuites judiciaires pouvant entraîner des condamnations et des sanctions financières.
Les gouverneurs, préfets, sous-préfets, autorités locales ainsi que les forces de défense et de sécurité sont chargés de veiller à l’application stricte de cette mesure.
Les ministres en charge de l’Administration du Territoire, des Mines et de l’Environnement ont également invité les acteurs du secteur minier, les coopératives, les organisations professionnelles et les compagnies minières à collaborer activement afin de garantir le respect de cette réglementation et de préserver les intérêts nationaux.
Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de limiter la dégradation de l’environnement, de protéger les terres agricoles, de préserver les cours d’eau et de prévenir les accidents mortels liés à l’exploitation anarchique des ressources minières.
À travers cette décision, le gouvernement entend lutter contre l’exploitation minière artisanale illégale, renforcer le respect des normes environnementales et protéger durablement les communautés vivant dans les zones minières.
De Siguiri, Kaïn Naboun Traoré, envoyé spécial de Guineematin.com
Tel : (+224) 621 144 891
The post Les engins lourds interdits dans l’orpaillage artisanal : la MAOG de Doko salue la décision et appelle à réhabiliter les sites dégradés first appeared on Guineematin.com.
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