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Alors que les principaux partis politiques sont dissous par le gouvernement, l’institution en charge d’organiser les élections en Guinée, poursuit l’opération d’acheminement du matériel électoral vers l’intérieur du pays.
Pour cette première phase, il s’agit du matériel lourd qui doit être acheminé vers les régions administratives.
Pour Ibrahima Balaya Diallo, il faut pourtant un minimum d’entente et puis voir quels sont les partis qui vont participer aux prochaines élections dans ce contexte de dissolution de plusieurs formations politiques.
« Moi je crois que c’est mettre la charrue avant les bœufs, parce que tout simplement aujourd’hui il faut qu’on s’entende sur qui va participer et qui ne va pas participer aux élections ? Parce que par exemple, si vous regardez de très près, même les partis qui ont été dissous, parmi ces partis-là, il y a des partis qui avaient été reconnus aptes à exercer sur tout le territoire national. Et quelques mois après, ces mêmes partis se retrouvent au banc des partis politiques. C’est des choses qui interrogent (…). Parce que si on se réfère à la déclaration du ministre des affaires étrangères, il a dit devant les diplomates que les partis dissous, ce sont les partis qui n’obéissent pas à certains critères. Moi, mon attention a été attirée par le BAG, le Bloc pour l’Alternance en Guinée qui a été en partie reconnu, à exercer ses activités et après il se retrouve écarter. Et puis, je crois que ce n’est pas le seul parti politique. Donc, moi, je crois qu’il faut d’abord œuvrer pour les droits civils et politiques. On ne doit pas courir le risque d’avoir une assemblée monocolore où il y a peut-être 140 députés du CNRD ou de la GMD, justement. Donc nous, ce que nous voulons, c’est vraiment qu’on ait un dialogue en amont (…). On ne peut pas aller à cette élection-là si on ne se met pas sur un minimum d’entente. Il faut un minimum d’entente pour qu’on puisse aujourd’hui mettre en place un certain nombre de choses et puis voir aussi quels sont les partis qui vont participer. Puisque ce sont des élections aussi qui sont ouvertes aux candidatures indépendantes, donc au niveau de la société civile et consorts. Donc tout ça, on doit être au courant, savoir qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qu’il faut et tout (…) », a-t-il indiqué.
Le président du Forum Civil Guinéen (FCG) souligne par ailleurs le risque de voir l’Assemblée nationale et les mairies composer de deux ou trois partis politiques.
« Un processus électoral, ça se discute et je crois que nous devons le faire, voir même s’il faut repousser de quelques jours, d’un mois ou de deux mois. Aujourd’hui, il faut vraiment qu’un dialogue s’engage. Le premier ministre garantit le dialogue social, il n’a qu’à appeler toutes les parties prenantes autour de la table. C’est-à-dire qu’en l’état actuel des choses, si nous ne faisons pas attention, on risque de se retrouver avec un, deux ou trois partis qui vont se présenter aux législatives, aux communales, etc », a-t-il laissé entendre.
Saidou Barry
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il y a 2 heures
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