Le port de pêche artisanale de Koba : cœur battant du littoral guinéen

il y a 3 heures 13
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À l’aube, lorsque la brume caresse encore les mangroves et que le soleil hésite à s’imposer sur l’Atlantique, le port de pêche artisanale de Koba s’éveille dans un concert de voix, de moteurs et de mouettes. Ici, la mer n’est pas un décor : elle est une mère nourricière, une compagne exigeante, une promesse quotidienne.

Les pirogues multicolores, effilées comme des flèches, rentrent une à une, chargées d’espoir et de poissons argentés. Les pêcheurs, visages burinés par le sel et le soleil, sautent à l’eau pour tirer leurs embarcations sur le sable humide. Dans leurs filets frémissent capitaines, carpes rouges et crevettes, trésors vivants d’un océan généreux.

Mais le véritable poumon du port, ce sont les femmes. Drapées de pagnes éclatants, elles orchestrent la danse du marché. Elles trient, lavent, fument et négocient avec une dextérité impressionnante. Leurs rires fusent, leurs voix s’élèvent, et leurs gestes précis témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération. À Koba, la pêche artisanale est une affaire de famille et de communauté.

Autour du débarcadère, l’activité est permanente. Des enfants aident à transporter les bassines, des jeunes réparent les filets, des anciens racontent les marées d’antan. Chaque coin du port raconte une histoire : celle d’un courage quotidien face aux caprices de la mer, celle d’une économie locale qui fait vivre des centaines de ménages.

Au-delà de son rôle économique, le port de Koba est un symbole. Symbole de résilience, d’attachement aux traditions et de solidarité. Malgré les défis – l’érosion côtière, la rareté croissante de certaines espèces, le manque d’infrastructures modernes – la communauté tient bon. Elle s’adapte, innove et protège son espace de vie.

Quand le soleil décline et que le ciel se teinte d’orange, le port retrouve un calme relatif. Les pirogues reposent, les foyers de fumage diffusent une odeur caractéristique, et la mer, apaisée, semble murmurer sa gratitude.

Le port de pêche artisanale de Koba n’est pas qu’un lieu. C’est une respiration, une mémoire vivante et un espoir ancré dans le sable du littoral guinéen.

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