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À quelques jours de la fin du Ramadan, le grand marché de Kindia grouille de monde. Mais derrière l’effervescence apparente des étals, une crise de liquidités et des problèmes d’approvisionnement grippent la machine commerciale.
Le paiement mobile en panne sèche
Paradoxalement, ce ne sont pas les prix – jugés globalement abordables-qui freinent les achats, mais l’absence de cash. Le réseau Orange Money, pilier des transactions locales, est saturé ou manque de liquidités.

Mariam Koulibaly et Sanaba Traoré, commerçantes d’habits et d’accessoires, déplorent des ventes perdues. Les clients choisissent leurs articles, mais ne peuvent ni retirer d’argent ni effectuer de transferts.
De son côté Amara Sylla témoigne : « J’ai négocié un habit de 150 000 à 130 000 GNF, mais impossible de trouver un kiosque avec du liquide. On perd la journée à chercher du cash au lieu de fêter. »
Volaille et bœuf : un casse-tête alimentaire
Le secteur alimentaire subit une double pression : financière et logistique. Les vendeuses de volaille peinent à écouler leurs stocks (entre 70 000 et 75 000 GNF l’unité) faute de monnaie. Cependant, le poulet devient l’alternative principale pour des familles comme celle d’Hadjiratou Diallo, face à la rareté du bœuf.
Par ailleurs, à la boucherie centrale, le kilo de bœuf se raréfie. Barry Amadou, vice-président des bouchers, pointe deux causes majeures : une épidémie de pneumonie bovine ayant décimé le cheptel et l’exportation massive du bétail vers la Sierra Leone, où les prix sont plus attractifs.
Malgré des prix stables, l’économie de Kindia tourne au ralenti. Entre bugs numériques et pénurie de bétail, les habitants s’adaptent pour sauver l’esprit de la fête.
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il y a 2 heures
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