Justice: mis en liberté, Moussa Mara reste poursuivi (Avocat)

il y a 2 heures 13
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Depuis ce mercredi 11 mars 2026, Fodé Moussa Mara, alias El Sissi, est libre de ses mouvements. Cependant, la procédure de référé pénal qui a abouti à sa remise en liberté, au terme de plus de deux ans de détention, ne met pas fin à l’affaire. Il reste poursuivi pour participation à une association de malfaiteurs. Son procès pourrait avoir lieu en avril prochain, selon Me Lanciné Diabaté, l’un de ses avocats, rencontré ce jeudi par notre rédaction.

Interpellé le 18 novembre 2023, puis placé sous mandat de dépôt le 5 décembre de la même année, Fodé Moussa Mara, alias El Sissi, aura passé plus de deux ans en détention avant de recouvrer la liberté. Une libération obtenue grâce à la persévérance de ses avocats, qui ont finalement engagé une procédure de référé pénal pour contester la détention prolongée de leur client.

« C’est le retard accusé dans le traitement de son dossier qui nous a sidérés. Voilà pourquoi nous avons initié le référé pénal hier mercredi. C’est ce qui a abouti à sa libération. Vous n’êtes pas sans savoir que ce référé pénal est prévu par le chapitre préliminaire du Code de procédure pénale, notamment en ses points 11 et 12 », a rappelé l’avocat.

Si le combat pour la liberté a été remporté, celui visant à blanchir El Sissi devant la justice se poursuit. En effet, la procédure de référé pénal ayant conduit à sa remise en liberté ce mercredi ne met pas un terme au dossier.

« L’obtention de la libération ne signifie pas la fin de la procédure. Il a été libéré et placé sous le contrôle de notre cabinet, qui assume la caution morale. Nous nous battrons pour la relaxe de notre client afin que son casier judiciaire ne soit pas sali », a assuré Me Lanciné Diabaté.

Autre évolution notable : la kyrielle d’infractions qui lui étaient initialement reprochées notamment la détention illégale d’armes, la trahison et la complicité a été abandonnée au fil de l’instruction.

« Le juge d’instruction, après un examen approfondi du dossier, a écarté trois infractions. Selon l’ordonnance de renvoi, il ne reste que les faits de participation à une association de malfaiteurs. C’est l’unique infraction qui pèse aujourd’hui sur notre client », a-t-il précisé.

Pour l’heure, la date du procès n’est pas encore connue. Toutefois, il pourrait se tenir dans la première quinzaine du mois d’avril, selon Me Diabaté, qui affirme être désormais prêt à en finir avec ce dossier.

Sékou Diatéya 

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