Italie : le rapatriement du corps d’Ousmane Sylla compromis à cause d’un laissez-passer non délivré par l’ambassade

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Initialement annoncé pour ce mardi 2 avril 2024, le rapatriement du corps d’Ousmane Sylla mort dans des circonstances non encore élucidées dans un centre de détention pour migrants en Italie n’aura finalement pas lieu. Et pour cause, la famille de la victime n’est pas parvenue à avoir le laissez-passer qui doit être livré par l’ambassade de Guinée en Italie, pour accompagner le corps.

L’agence funéraire en charge de ramener le corps, ne peut s’engager dans le voyage, sans ce papier, au risque de se compliquer la situation. Le frère d’Ousmane, résident en France dit avoir pourtant mené plusieurs démarches auprès de la représentation guinéenne à Rome sans, malheureusement, avoir gain de cause.

« Je me pose des questions sur le rôle de l’ambassade de Guinée en Italie. Je me suis présenté à l’ambassade de Guinée en Italie pour avoir un laissez-passer pour le rapatriement du corps de mon jeune frère et mener aussi une enquête. J’avais signé tous les documents y afférents, mais il fallait ce laissez-passer que l’ambassade de Guinée en Italie devrait délivrer à l’agence funéraire, afin que le rapatriement du corps de mon jeune frère puisse se faire dans les bonnes conditions. Le document était indispensable. Pour tout vous dire, quand je me suis présenté, je n’ai pas d’abord été bien accueilli par les agents. Ils s’en foutaient tout simplement, même pas d’empathie alors que je leur ai bien expliqué toute la situation. Ils m’ont dit à l’ambassade, d’aller voir l’agence funéraire, que c’est elle qui doit les contacter. À cause de ce document qui n’est pas obtenu, le corps de mon frère n’a pas pu être rapatrié. Ils disent maintenant mercredi, mais même cela, ce n’est pas sûr. Il faut dire que la représentation guinéenne en Italie ne fait pas son travail comme ça se doit », a-t-il dit.

Pour le rapatriement du corps du jeune Ousmane, c’est un montant total de 4 300 euros qui a été dépensé. Pour la mobilisation de ce montant, soutient le frère du défunt, ni le ministère des affaires étrangères, encore moins l’ambassade Guinée en Italie n’a donné un franc. C’est grâce aux cotisations des ONG et personnes de bonne volonté que le montant a été obtenu.

« Aucun membre de l’ambassade n’a, jusque maintenant, fait quelque chose. Et le ministère, et l’ambassade, aucune entité de l’État guinéen n’a fait quelque pour le rapatriement du corps de mon jeune frère. On n’a rien reçu de leur part. Le ministère des affaires étrangères n’a nullement compati à notre douleur, ni pris contact avec nous pour d’éventuelles possibilités, notamment des poursuites ou enquêtes », a-t-il conclu.

MohamedNana Bangoura

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