INTERVIEW. Irene Biontino, ambassadrice d’Allemagne en Guinée : “si quelqu’un ne peut pas s’intégrer, l’Allemagne a le droit de demander son retour en Guinée”

il y a 2 heures 17
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Rentrée tard d’une mission à Labé, chef-lieu de la Moyenne Guinée, Mme Irène Biontino, ambassadrice de la République fédérale d’Allemagne en Guinée, a accordé ce mercredi une interview exclusive à MediaGuinée, à sa résidence de la Cité ministérielle, en plein cœur de Conakry, capitale guinéenne.

Elle y a évoqué la question sensible de l’expulsion de Guinéens en situation irrégulière en Allemagne, un sujet qui suscite un vif débat au sein de l’opinion.

Visiblement détendue et déterminée à apporter des éclaircissements afin d’éviter toute mauvaise interprétation, la diplomate a notamment répondu aux questions relatives à la validité de l’accord signé en 2018 (prorogé automatiquement si aucune partie n’émet de réserve), aux modalités d’expulsion des migrants, à leur accompagnement ainsi qu’à la coopération entre les deux pays. À bâtons rompus…

Mediaguinee : Depuis quelques jours, l’expulsion des Guinéens d’Allemagne suscite un tollé en Guinée. L’opinion nationale ne comprend pas cette supposée offensive allemande contre les citoyens guinéens en situation irrégulière. Comment réagissez-vous à cette situation ?

Irene Biontino : Il n’y a pas eu d’offensive allemande, et c’est pour cela que je ne comprends pas pourquoi, depuis quelques jours, c’est devenu un sujet sur les réseaux sociaux. Il est exact qu’il existe un accord entre la Guinée et l’Allemagne depuis 2018-2019 et qu’il y a toujours eu une coopération en matière de migration. Cela signifie que nous faisons partie des ambassades à Conakry disposant d’une section consulaire qui traite des milliers de demandes de visas. L’année dernière, nous avons même augmenté le nombre de visas traités.

D’un autre côté, il y a des Guinéens en Allemagne en situation irrégulière. Le droit international reconnaît qu’il s’agit d’une question de souveraineté : chaque pays peut définir les conditions sous lesquelles des ressortissants étrangers peuvent séjourner sur son territoire.

Si une personne ne dispose pas d’un titre de séjour, le pays concerné a le droit de lui demander de rentrer dans son pays d’origine, et chaque État est tenu de réadmettre ses propres ressortissants. Dans le cas de l’Allemagne et de la Guinée, il y a également des Guinéens qui ne respectent pas les lois et les règles en Allemagne et qui ne disposent pas d’un titre de séjour. Dans ce cas, nous souhaitons qu’ils retournent en Guinée.

Il s’agit d’une pratique en vigueur depuis des années : parfois avec un nombre plus élevé de personnes, parfois moins. Ce n’est pas une offensive récente, et surtout pas spécifique à l’année 2026.

Beaucoup de jeunes déjà rapatriés accusent l’Allemagne de visites domiciliaires et de traitements peu enviables pendant leur expulsion, les empêchant de prendre leurs biens. Que leur répondez-vous ?

Il s’agit d’une fausse information. Chaque personne à qui il est demandé de quitter l’Allemagne reçoit plusieurs notifications l’invitant à préparer son départ et à emporter ses biens.

Si une personne résiste, un usage limité de la force peut être envisagé. Mais en Allemagne, la force reste strictement encadrée et proportionnée. Les policiers ne portent pas d’armes de manière ostentatoire. J’ai également entendu, sur les réseaux sociaux, des rumeurs selon lesquelles des personnes auraient été cagoulées ou maltraitées. Ce ne sont pas des pratiques allemandes.

 

Cependant, certaines personnes ne répondent pas aux demandes des autorités. Dans ce cas, si l’Allemagne décide d’exécuter l’expulsion et que la personne n’a pas préparé ses valises, il peut arriver que les autorités se rendent à son domicile pour procéder à son interpellation en vue de l’expulsion. Toutefois, la dignité de chacun, quel que soit son statut légal, demeure une priorité pour nous et pour nos autorités.

On m’a rapporté des récits d’expulsions dans d’autres pays où des personnes auraient été renvoyées dans des conditions indignes, parfois même sans effets personnels. Ce n’est pas le cas en Allemagne. Il arrive même que des policiers, constatant qu’une personne ne dispose pas de vêtements adaptés à la saison, lui fournissent des vêtements.

Si une personne résiste, un usage limité de la force peut être envisagé. Mais en Allemagne, la force reste strictement encadrée et proportionnée. Les policiers ne portent pas d’armes de manière ostentatoire. J’ai également entendu, sur les réseaux sociaux, des rumeurs selon lesquelles des personnes auraient été cagoulées ou maltraitées. Ce ne sont pas des pratiques allemandes.

La plus grande richesse d’un pays n’est pas la bauxite, l’or ou le fer, mais le capital humain. Une Guinée debout sur une seule jambe peut tenir, mais pour avancer, il faut deux jambes solides. Il est donc essentiel d’investir aussi dans les femmes.

 

S’il y a eu un tel cas, il ne s’agissait pas de l’Allemagne.

Parlez-nous de l’accord élargi de coopération sur la migration légale et illégale entre la Guinée et l’Allemagne signé en 2018. Pourquoi, à partir de 2026, votre pays aurait-il accentué la pression sur les migrants ?

Ce n’est pas exact. Nous n’avons pas accentué la pression pour la mise en œuvre de cet accord. Il faut replacer la situation dans un contexte plus large, celui de l’Europe.

Nous faisons partie de l’espace Schengen, au sein duquel les personnes présentes en Allemagne peuvent circuler dans plusieurs pays européens. Une personne en Allemagne peut se rendre en France ou en Italie, et inversement. Il existe un cadre de coopération entre les États membres de l’Union européenne et la Guinée, définissant des standards communs, notamment en matière de respect de la dignité humaine et de coopération administrative.

Des réunions de travail ont lieu tous les six mois, parfois à Bruxelles, parfois en Guinée, pour examiner les questions à résoudre. Une réunion s’est d’ailleurs tenue récemment.

Ce n’est pas dans notre habitude d’être aimable en face et agressif dans le dos

L’Allemagne est un État membre parmi d’autres. Je ne dirais pas que c’est nous qui exerçons la plus forte pression ou qui rencontrons les plus grandes difficultés. La culture de communication allemande privilégie un style franc : être honnête avec son interlocuteur est une marque de respect chez nous. Ce n’est pas dans notre habitude d’être aimable en face et agressif dans le dos.

Peut-on connaître le nombre de Guinéens concernés par ces expulsions, dont beaucoup seraient malades selon certains témoignages ?

Malheureusement, ces détails sont confidentiels, tout comme les noms des personnes concernées, en raison de la protection des données personnelles.

Cependant, parmi les personnes en Allemagne sans titre de séjour, beaucoup ne trouvent pas d’emploi légal, ne sont pas intégrées dans notre système de sécurité sociale et courent un risque élevé d’être recrutées par des réseaux illégaux, y compris le trafic de drogue. Certaines souffrent également d’addictions.

C’est un véritable problème. En Allemagne, ainsi que pendant le trajet de retour, du personnel médical est présent si nécessaire afin de s’assurer que les personnes concernées sont correctement prises en charge. Toutefois, une fois de retour en Guinée, la responsabilité de la prise en charge relève du gouvernement guinéen.

C’est aussi pour cette raison qu’il est très important de coopérer sur la migration régulière et légale, afin que les deux pays puissent en bénéficier et réduire la migration irrégulière.

Une personne sans titre de séjour en Allemagne est souvent quelqu’un qui ne dispose pas de moyens financiers suffisants, qui ne parle pas la langue et qui ne possède pas les qualifications nécessaires pour intégrer le marché du travail. Dans une telle situation, il est difficile de trouver un emploi auprès d’un employeur sérieux. Il existe alors un risque d’exploitation par des entreprises qui ne respectent pas les règles sociales, notamment en matière d’assurance maladie.

Ces personnes ont souvent peur de s’adresser aux autorités ou de solliciter le soutien de la police. Elles deviennent ainsi plus vulnérables face aux réseaux criminels. Il faut éviter cela.

Les trafiquants exploitent déjà les migrants pendant le trajet. Il existe également un risque d’exploitation en Allemagne, ainsi qu’un risque sanitaire au moment du retour. C’est pourquoi nous souhaitons coopérer avec la Guinée pour prévenir ces situations, protéger les personnes et les informer. Toutefois, si quelqu’un ne peut réellement pas s’intégrer en Allemagne, nous avons le droit de demander à la Guinée de le réadmettre.

Avez-vous envisagé un traitement au cas par cas ?

Chaque personne renvoyée d’Allemagne bénéficie d’un traitement au cas par cas. Notre système judiciaire veille à ce que chacun soit entendu par un juge et à ce que la procédure soit conforme au droit.

Cependant, cela comporte aussi un risque de saturation du système. De nombreuses personnes -pas seulement originaires de Guinée, mais aussi d’autres pays- souhaitent rester en Allemagne et déclarent être persécutées dans leur pays d’origine, ce qui n’est pas toujours fondé. Ces recours mobilisent les tribunaux et ralentissent le traitement d’autres dossiers juridiques, obligeant certaines personnes à attendre longtemps avant que leur situation ne soit examinée.

Il est vrai que tous les cinq ans, l’accord est automatiquement prorogé si aucune partie ne décide de le suspendre. À l’époque, la Guinée n’a pas choisi de le suspendre et nous sommes donc entrés dans une nouvelle phase. Il y a toujours une dimension juridique et une dimension politique. Si la partie guinéenne souhaite clarifier certains points ou discuter de cas spécifiques, nous sommes ouverts au dialogue. 

Donc il n’y a pas d’expulsion massive comme on le prétend sur les réseaux sociaux ?

Non, il n’y a pas d’expulsion massive. Je ne sais pas d’où vient cette perception.

Je sais qu’il existe au moins un pays qui procède à des expulsions à grande échelle. D’autres pays en effectuent également. Mais la majorité des retours concerne des personnes qui rentrent volontairement, car il existe des mécanismes de conseil qui expliquent aux migrants les options qui s’offrent à eux dans leur pays de séjour, pas seulement en Europe, mais aussi dans d’autres pays de destination ou de transit.

L’Allemagne ne dispose pas de grandes ressources naturelles. Nous ne pouvons pas compter sur l’or ou d’autres richesses du sous-sol. Notre principale richesse est le travail de notre population. Chacun contribue à la prospérité nationale et paie des impôts et des cotisations sociales, partagées entre employeur et employé.

Souvent, ils comprennent que les promesses qui leur avaient été faites n’étaient pas exactes et que la meilleure alternative est de rentrer. Le retour volontaire bénéficie d’un accompagnement et d’un soutien plus importants. Pour les deux parties, c’est une meilleure solution. Les expulsions sont extrêmement coûteuses et mobilisent beaucoup de ressources.

Dans le cadre du retour volontaire, il existe des programmes de réintégration et d’évacuation humanitaire. Beaucoup de migrants se retrouvent en situation de détresse, parfois dans le désert. Des mécanismes existent pour les soutenir et faciliter leur retour. Ce n’est pas une honte de découvrir qu’on a été trompé.

Souvent, ces personnes ont investi toutes les économies familiales dans le projet migratoire, dans l’espoir d’améliorer la situation de leurs proches. Elles découvrent ensuite qu’un escroc a pris leur argent et elles doivent rentrer les mains vides. C’est très triste.

La semaine dernière, j’étais au Fouta-Djalon pour l’ouverture d’un nouveau bureau de l’Agence allemande de coopération au développement, qui vise à créer des emplois en Guinée, notamment dans les zones rurales où les opportunités sont limitées.

Une partie du succès économique de l’Allemagne repose sur le fait que presque tous les adultes travaillent, y compris les femmes. En Allemagne, il est difficile de subvenir aux besoins d’un foyer si les femmes ne travaillent pas également dans le secteur formel.

L’Allemagne ne dispose pas de grandes ressources naturelles. Nous ne pouvons pas compter sur l’or ou d’autres richesses du sous-sol. Notre principale richesse est le travail de notre population. Chacun contribue à la prospérité nationale et paie des impôts et des cotisations sociales, partagées entre employeur et employé.

Nous avons des programmes pour l’immigration régulière de main-d’œuvre qualifiée. Mais dans nos discussions avec les autorités guinéennes, nous comprenons aussi qu’avec le projet Simandou, la Guinée a besoin de sa propre main-d’œuvre. Le faible taux d’alphabétisation, notamment chez les femmes, freine le développement.

La plus grande richesse d’un pays n’est pas la bauxite, l’or ou le fer, mais le capital humain. Une Guinée debout sur une seule jambe peut tenir, mais pour avancer, il faut deux jambes solides. Il est donc essentiel d’investir aussi dans les femmes.

Nous travaillons également sur des projets de formation professionnelle en Guinée. Plusieurs autorités nous ont exprimé leur souhait de voir l’Allemagne s’engager davantage dans ce secteur. Il existe des entreprises allemandes spécialisées dans l’ingénierie, les grandes machines ou les énergies renouvelables. Il serait bénéfique que le personnel puisse recevoir une formation professionnelle adaptée.

Si l’on peut gagner correctement sa vie en Guinée, il faut réfléchir à deux fois avant de partir en Allemagne. Voilà la vision d’avenir que je souhaite pour notre coopération.

Concernant la prorogation de l’accord, accepterez-vous la pause demandée par le ministre des Affaires étrangères pour examiner les conditions d’expulsion ?

Il est vrai que tous les cinq ans, l’accord est automatiquement prorogé si aucune partie ne décide de le suspendre. À l’époque, la Guinée n’a pas choisi de le suspendre et nous sommes donc entrés dans une nouvelle phase.

Il y a toujours une dimension juridique et une dimension politique. Si la partie guinéenne souhaite clarifier certains points ou discuter de cas spécifiques, nous sommes ouverts au dialogue. On nous a signalé qu’il y aurait eu certains cas problématiques, mais sans détails précis. Nous attendons les dossiers correspondants et, s’il existe un problème, il faudra bien entendu l’examiner.

Il arrive que certaines personnes affirment être bien intégrées professionnellement, alors qu’en réalité l’activité exercée n’était pas légale. Parfois, il existe deux versions d’une même histoire. Mais il est important de ne pas laisser de questions en suspens entre nos deux pays.

Je suis rentrée tard de Labé hier [mardi, ndlr], et je vais prendre contact avec le ministre des Affaires étrangères afin de voir comment trouver la meilleure solution pour tous.

Il ne faut pas s’inquiéter. Si quelqu’un vient vous rendre visite chez vous, vous ouvrez la porte et il est le bienvenu. Mais le soir, il doit normalement rentrer chez lui. S’il se comporte mal, il faut en parler entre adultes. C’est ainsi que nous pouvons trouver des solutions.

Certains soutiennent que l’Allemagne donne de l’argent aux autorités pour mener à bien sa mission d’expulsion.

Oui, c’est une bonne question. La vie en Allemagne est chère, surtout lorsqu’on y séjourne temporairement, par exemple dans le cadre d’une mission. La nourriture et les frais quotidiens sont plus élevés que dans d’autres pays.

Lorsqu’un fonctionnaire allemand est en mission, comme moi lorsque je me rends en Allemagne pour une conférence au ministère, l’ordre de mission prévoit une indemnité journalière destinée à couvrir les frais de subsistance. Toutefois, ces montants restent modestes et sont bien inférieurs aux per diem pratiqués par certaines organisations internationales.

Il en va de même pour les fonctionnaires guinéens qui se rendent en Allemagne afin de vérifier l’identité de personnes concernées par un retour, notamment pour déterminer si elles sont effectivement ressortissantes guinéennes. Les indemnités versées servent uniquement à couvrir leurs frais de séjour (nourriture et dépenses liées à la mission). Il ne s’agit pas d’un financement destiné à « mener des expulsions ».

Donc il n’y a pas d’argent versé par l’Allemagne au gouvernement guinéen pour le rapatriement ?

Non. Les sommes versées concernent uniquement les frais liés aux missions des fonctionnaires, afin qu’ils puissent couvrir leurs dépenses sur place. Ce ne sont pas des montants importants.

En ce qui concerne les billets d’avion, ils sont pris en charge par la partie allemande. Je ne connais pas précisément les détails administratifs, mais ces frais sont généralement réglés directement. Il s’agit de coûts logistiques liés au transport, rien de plus.

L’Allemagne accompagne-t-elle les migrants expulsés ? Leur apporte-t-elle un soutien financier ?

Il existe différentes situations.

Une personne qui choisit de rentrer volontairement peut bénéficier d’un programme soutenu par l’Union européenne. Dans ce cadre, elle peut recevoir une aide pouvant aller jusqu’à environ 2 000 euros. Une petite partie est versée en espèces pour couvrir les dépenses immédiates au retour, tandis que le reste est géré à travers une agence en Guinée qui accompagne la personne dans son projet de réintégration.

Par exemple, si elle souhaite ouvrir un atelier de couture, suivre une formation ou lancer une petite activité, le soutien est orienté vers cet objectif. L’idée est d’encourager une réintégration durable.

Il existe également d’autres programmes européens plus larges en matière de retour et de réintégration.

En revanche, pour les personnes qui refusent le retour volontaire et qui sont expulsées, l’aide est beaucoup plus limitée. Elles reçoivent un soutien modeste, destiné uniquement à leur permettre de rentrer dans des conditions dignes. Le choix du retour volontaire permet donc un accompagnement plus important.

 L’Allemagne est considérée comme l’un des pays qui délivre le plus de visas aux Guinéens, tout en étant aussi celui qui en rapatrie le plus. N’y a-t-il pas un contraste ?

Non. Lorsqu’un pays ouvre davantage ses portes et favorise la mobilité, il peut statistiquement y avoir plus de cas de personnes qui ne remplissent pas les conditions ou qui ne s’intègrent pas correctement.

Nous avons fait le choix d’un modèle plus ouvert, fondé sur la confiance et le soutien aux échanges entre la Guinée et l’Allemagne. Cela implique aussi des responsabilités.

Il est vrai que la gestion des rapatriements mobilise des ressources administratives importantes. Les agents qui s’occupent de ces dossiers ne peuvent pas, en même temps, traiter les demandes de visas. Malgré cela, nous avons renforcé notre section visa et augmenté le nombre de dossiers traités.

Si quelqu’un souhaite venir en Allemagne, il existe des voies légales. Nous recherchons de la main-d’œuvre qualifiée, mais pas au détriment de la Guinée. Une personne ayant suivi une formation ou des études adaptées peut demander un visa de travail. En revanche, si les conditions déclarées ne sont pas valables, elle s’expose à un refus ou à un retour.

Cependant, si des personnes présentent des documents falsifiés ou ne remplissent pas les conditions requises, leur demande est refusée. Notre objectif est de limiter les problèmes des deux côtés.

C’est une réalité universelle : lorsque certains tentent de contourner les règles, cela complique la situation pour ceux qui respectent les procédures.

Si quelqu’un souhaite venir en Allemagne, il existe des voies légales. Nous recherchons de la main-d’œuvre qualifiée, mais pas au détriment de la Guinée. Une personne ayant suivi une formation ou des études adaptées peut demander un visa de travail. En revanche, si les conditions déclarées ne sont pas valables, elle s’expose à un refus ou à un retour.

Il est essentiel d’éviter la diffusion d’informations erronées. Chacun doit rechercher des informations fiables avant de prendre des décisions importantes.

À l’avenir, comment comptez-vous gérer le flux migratoire afin d’éviter les polémiques actuelles ?

Il est essentiel d’éviter la diffusion d’informations erronées. Chacun doit rechercher des informations fiables avant de prendre des décisions importantes.

Toute personne souhaitant venir en Allemagne doit s’informer précisément sur les conditions légales.

De notre côté, en tant qu’ambassade, nous poursuivons le dialogue avec les autorités guinéennes afin de définir les formes d’immigration adaptées aux besoins des deux pays : le profil des compétences recherchées en Allemagne et les secteurs prioritaires pour la Guinée.

L’objectif est de faciliter une migration régulière, structurée et bénéfique pour tous, tout en réduisant les risques liés à la migration irrégulière.

Réalisée par Marie Mayi CISSÉ & Mamadou SAVANÉ 

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