Intégration des ex-contractuels : Alseny Mabinty Camara lève l’équivoque et répond à ses détracteurs

il y a 3 heures 12
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Acculé mais lucide, le coordinateur général des nouveaux fonctionnaires locaux a levé un coin du voile sur les suspicions entretenues par certains acteurs du système éducatif.

Accusé de vouloir piloter la commission chargée d’examiner le sort des enseignants contractuels non retenus, Alseny Mabinty Camara apporte un démenti cinglant.

Au micro de mosaiqueguinee.com, il a tenu à préciser que le courrier qui lui a été adressé ne fait nullement mention de sa désignation pour diriger ladite commission. L’objet de la correspondance l’invite plutôt à désigner deux représentants de sa structure pour participer aux travaux d’examen des listes des ex-contractuels non admis après l’évaluation en pratique de classe.

« Il faut bien rectifier : le courrier m’a été adressé pour désigner deux personnes au sein de ma structure afin de siéger dans une commission qui statuera sur la question des non-retenus. Il faut lever cette équivoque », a-t-il clarifié d’emblée.

Récusé par une partie du syndicat et le collectif des enseignants non retenus, le coordinateur n’a pas mâché ses mots face à ses détracteurs, dénonçant une mauvaise interprétation d’un courrier officiel.

« Je me demande dans quelle école ont étudié ces syndicalistes qui disent m’avoir récusé. Ils ne semblent pas comprendre le français employé dans le courrier qui m’a été adressé », a-t-il fustigé, remettant en cause la légitimité de leur opposition.

Pour Alseny Mabinty Camara, la démarche du ministère de la Fonction publique s’inscrit dans une suite logique et légale. Il rappelle que l’engagement des 10 000 enseignants contractuels, aujourd’hui fonctionnaires, repose sur un protocole d’accord additionnel dont sa coordination est signataire.

« Celui qui a rédigé ce courrier maîtrise son domaine. On ne peut parler de l’intégration des contractuels communaux sans se référer au protocole qui a permis d’engager les premiers 10 000 et qui prévoit une commission pour traiter le reste des dossiers », a-t-il rappelé.

Selon lui, cette commission est le fruit d’un travail de terrain rigoureux impliquant d’ailleurs le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation

Le coordinateur des nouveaux fonctionnaires locaux a particulièrement ciblé certains leaders syndicaux, comme ceux de la FSPE, les accusant d’opportunisme.

« Certains ne connaissent rien au dossier. Ils s’accaparent la cause des non-retenus pour obtenir une part du gâteau, comme ils l’ont toujours fait. Ils montent au créneau contre moi car l’expérience est un allié que je possède et qu’ils n’ont pas », a-t-il signalé.

Il a rappelé les étapes clés du processus qu’il a piloté. Celui-ci va de l’identification sur le terrain dans les 375 sous-préfectures, le pré-enrôlement, à la biométrie pour sécuriser le fichier, et enfin l’évaluation en classe.

« C’est parce que nous avons géré ce fichier de A à Z que la Fonction publique nous sollicite pour la suite », a-t-il clarifié.

En conclusion, Alseny Mabinty Camara a voulu rassurer ses collègues non retenus, affirmant qu’ils n’ont jamais été abandonnés. Il prône cependant une méthode basée sur la négociation plutôt que sur l’affrontement.

« Aucune solution ne sera trouvée dans la rue, mais autour de la table. Quand une autorité vous ouvre sa porte et vous écoute, il n’y a pas lieu de se taper la poitrine. J’invite chacun à laisser de côté l’orgueil ou les intérêts inavoués. On ne peut pas occulter la coordination nationale qui a mené ce dossier jusqu’à l’engagement des 10 000 premiers », a-t-il conclu.

Alhassane Fofana

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