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À la faveur d’une conférence de presse ce jeudi 3 avril 2025, les acteurs politiques membres du Trio à savoir Diabaty Doré du RPR, Mohamed Cissé de la NG et Abdoulaye Kourouma du RRD se sont prononcé sur les résultats de l’évaluation des partis politiques dont les résultats ont été rendus publics le mois dernier.
Tout d’abord, ces acteurs se sont réjouis de cette initiative et des résultats obtenus par leurs différentes formations politiques.
Sur ce point, ces acteurs estiment que s’ils sont sortis haut la main de cette évaluation, ils doivent bénéficier des privilèges prévus par la loi.
« L’État doit tout faire pour subventionner ces partis comme cela se passe dans les autres pays ».
« Pour encourager la démocratie et surtout les formations politiques qui ont fait un effort pour se mettre à jour, les médias privés doivent couvrir nos activités, mais aussi nous devons vraiment être subventionnés pour être sur le terrain comme le font les autres pays », a-t-il ajouté.
Concernant le référendum fixée au 21 septembre 2025, le Trio exprime des doutes quant au respect de cette date.
Pour Diabaty Doré qui a abordé cette question, des préalables quant à la tenue des élections en Guinée ne sont encore posés.
« On parle d’élections aujourd’hui en Guinée, mais est-ce qu’aujourd’hui les préalables sont épuisés pour qu’on puisse aller à une élection transparente, crédible ? Est-ce qu’aujourd’hui la date du 21 septembre est tenable ? Parce que quand je prends par exemple l’avant-projet de nouvelle Constitution, son article 180 stipule que c’est un organe technique (OGE) qui doit organiser les élections. On fixe la date, on ne sait pas d’abord comment l’OGE va être mis en place ? On ne sait pas avec quel fichier on fera cette élection ? Est-ce que c’est le fichier de 2020 ou c’est un nouveau fichier qu’on va donner ? Est-ce qu’aujourd’hui le Code électoral, est-ce qu’il y a un accord sur ça ? (…). Jusqu’à présent tous ces préalables ne sont pas dégagés. Et à cinq mois de la date du 21 septembre, est-ce que tout sera sain ? L’acheminement aussi des kits à l’intérieur du pays, le recensement alors qu’il y a des activités en matière électorale, qui peuvent prendre 45 jours. Jusqu’à présent rien n’a encore démarré et nous sommes pessimistes par rapport à la date du 21 septembre 2025. Sinon, en tant que politique nous nous réjouissons de la fixation de la date parce que depuis 2021, nous demandons toujours le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il lancé.
De leur point de vue, après la fixation de la date du référendum, la prochaine étape pour l’Etat, est d’inviter les acteurs politiques autour de la table et faire en sorte que tout le monde y soit.
« Nous demandons humblement au Premier ministre de tout faire pour que les Guinéens, les acteurs sociaux et politiques se retrouvent autour de la table pour se parler. Une fois que la date est fixée, je crois qu’il y a des préalables sur lesquels on doit se mettre d’accord », a lancé Diabaty Doré.
MohamedNana BANGOURA