Flotte fantôme et pavillon guinéen : le gouvernement dénonce une usurpation et se dédouane

il y a 2 heures 10
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Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a animé une conférence de presse ce vendredi afin d’éclairer l’opinion sur des navires récemment arraisonnés à l’international et présentés comme battant « pavillon guinéen ».

Selon le ministre, deux incidents distincts sont concernés. Le premier s’est produit au large du Venezuela, où un pétrolier russe a été intercepté par la marine américaine. Le second est survenu en Belgique, dans le cadre d’une opération conjointe menée avec la France. Dans les deux cas, les navires impliqués dans le transport de pétrole ont été, dans certains médias, identifiés comme étant immatriculés en Guinée.

Ousmane Gaoual Diallo a catégoriquement démenti ces informations. « Il n’existe aucun registre international de pavillon en Guinée. Toutes les immatriculations de navires relèvent exclusivement de l’autorité nationale, et aucune n’a été délivrée à ces bateaux », a-t-il martelé. Il précise que toute référence à un pavillon guinéen dans ces affaires relève d’une usurpation.

Pour faire toute la lumière sur ces événements, les autorités guinéennes ont engagé des démarches diplomatiques, notamment en rencontrant l’ambassadeur de Russie à Conakry. « Nous attendons des informations fiables, car cette situation touche directement à l’image et à la crédibilité de notre pays », a souligné le ministre.

Le porte-parole du gouvernement a également tenu à rassurer : la Guinée n’a été officiellement saisie ni par le Venezuela ni par la Belgique, et n’endosse aucune responsabilité juridique dans ces arraisonnements.

Selon lui, ces interventions s’inscrivent dans les pratiques courantes du droit maritime international, qui permettent de vérifier les documents d’un navire en cas de doute sur son immatriculation.

Ces incidents interviennent dans un contexte marqué par l’utilisation de « pavillons de complaisance » ou frauduleux par certains navires, notamment liés à ce que l’on appelle la « flotte fantôme » russe, afin de contourner les sanctions internationales et poursuivre le transport de pétrole.

Face à cette situation, la Guinée réaffirme sa neutralité et sa transparence, tout en mettant en garde contre toute utilisation abusive de son nom sur la scène maritime internationale.

Le gouvernement assure poursuivre ses investigations et appelle les acteurs maritimes ainsi que les médias à la prudence, afin d’éviter toute assimilation erronée de la Guinée à des opérations qu’elle n’a ni autorisées ni reconnues.

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