Dissolution des partis politiques : « Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal » (ministre Djami Diallo)

il y a 2 heures 16
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Le ministre porte-parole du gouvernement et son adjointe ont animé une conférence de presse ce vendredi 27 mars 2026. Plusieurs sujets d’actualité ont été abordés, notamment la dissolution de 40 partis politiques par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Sur cette question, la ministre Djami Diallo précise que la démarche n’a aucun caractère de châtiment. Au contraire, explique-t-elle, elle vise à assainir l’espace politique en conformité avec la loi en vigueur.

« Le gouvernement tient à rappeler que la vie politique guinéenne est encadrée par des textes précis qui visent à garantir le pluralisme et la stabilité institutionnelle dans notre pays. Le travail qui a été effectué par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation était un processus administratif qui avait pour objectif l’assainissement du paysage politique et la mise en conformité des partis politiques avec les obligations légales et administratives en vigueur dans notre pays. Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal qui visait à renforcer le fonctionnement créatif des partis politiques et assurer le respect de la Constitution et des lois en vigueur en République de Guinée », a soutenu la porte-parole adjointe du gouvernement.

L’autorisation ou non accordée aux formations politiques d’exercer leurs activités est précédée d’une évaluation. C’est donc le résultat de cette évaluation qui a conduit à la dissolution de certaines d’entre elles. Toutefois, une autre opportunité est offerte aux acteurs concernés de revenir sur la scène politique : celle de la réorganisation.

« Tous les partis politiques en Guinée ont été soumis au même processus administratif, avec les mêmes objectifs et les mêmes critères retenus. C’est ce qui a abouti à la dissolution de certains partis. Mais par ailleurs, nous souhaitons rappeler que la dissolution d’un parti n’est pas une fin en soi. Les acteurs politiques dont les partis ont fait l’objet de dissolution sont libres de se réorganiser en conformité avec la loi. D’ailleurs, les acteurs de ces partis sont invités à se mettre en conformité dans les meilleurs délais », a rappelé la ministre Djami Diallo.

Il faut noter que cette décision de dissolution des partis politiques jugés « non conformes aux dispositions de la Charte des partis politiques », intervenue le 6 mars dernier, a suscité de nombreuses réactions. Certains leaders politiques, dont les partis ont été dissous, n’excluent pas de saisir la justice afin de se faire rétablir dans leurs droits.

Lébêré Baldé

L’article Dissolution des partis politiques : « Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal » (ministre Djami Diallo) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Lire l'article en entier