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Il n’a pas attendu longtemps pour faire parler de lui. Et le sujet sur lequel il s’est exprimé en valait la peine, tant il passionne l’opinion publique, notamment le monde sportif. Il s’agit des interminables chantiers des stades du 28 Septembre et de Nongo. Le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports ne s’est pas dérobé. Fidèle à sa réputation d’homme politique qui, fougueux et direct, habitué des rings plus explosifs, Cellou Baldé n’a pas fait dans la langue de bois.
À l’occasion de sa première rencontre avec les acteurs du sport guinéen, il savait que la question du manque d’infrastructures serait au cœur des préoccupations. Allusion faite aux travaux sans fin de rénovation des deux principaux stades de Conakry.
Sans détour, le ministre a fustigé la lenteur dans l’exécution des travaux et promis de faire toute la lumière sur la situation. On peut comprendre là, qu’au finish, sans doute, les responsabilités seront situées.
Au-delà de la polémique suscitée par cette sortie, les réalités sur le terrain ne semblent ni démentir ni édulcorer la colère du patron des sports.
Une visite effectuée sur les sites l’a conforté dans sa position et a permis à l’opinion de mesurer l’ampleur du désastre. En vérité, rien ou presque n’est fait pour obtenir l’homologation des stades afin de permettre au Syli national de retrouver son public lors des prochains matches éliminatoires.
Tout ce qui a été entendu jusque-là s’apparente à de la poudre de perlimpinpin. Un discours trompeur, grossier, aussi bien de la part des autorités qui se sont succédé à la tête du département que des entreprises en charge des travaux, destiné à détourner l’attention.
Selon le constat dressé par l’équipe ayant accompagné le ministre, l’homologation tant souhaitée, relève pour l’instant de l’illusion.
Au stade du 28 Septembre, on apprend que près de 80 % des critères de validation imposés par la CAF ne seraient pas satisfaits. A en croire les conclusions du rapport qui a sanctionné la visite récente du site.
Quant au stade de Nongo, la situation est tout aussi préoccupante, sinon pire : derrière une façade rafraîchie à l’occasion de l’investiture du Président de la République, la pelouse, les allées intérieures, les vestiaires et les sanitaires demeurent à l’état de chantier.
Comment ne pas exprimer son indignation lorsque l’on sait que l’État a investi des centaines de millions de dollars dans ces infrastructures, sans résultats probants ?
Les maîtres d’ouvrage délégués et les entreprises adjudicataires n’auraient pas fait preuve d’engagement nécessaire pour rendre ces stades opérationnels dans les délais convenus. C’est la frustration exprimées par des acteurs du sport.
Dans ces conditions, difficile de ne pas donner raison au ministre Cellou Baldé lorsqu’il dénonce un blocage préoccupant.
On attend de lui des procédés différents, empreints de rigueur et d’efficacité afin de nous sortir de la honte de voir l’équipe nationale jouer ses matches de préparation en dehors du pays. Sans doute, le Chef de l’Etat, panafricaniste convaincu, ne le tolèrera aussi longtemps.
Mognouma
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il y a 2 heures
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