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Le Front démocratique de Guinée (FRONDEG), dirigé par Abdoulaye Yero Baldé, est monté au créneau ce samedi lors d’une conférence de presse tenue à son siège, pour dénoncer de « graves irrégularités » dans le processus d’organisation des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain.
Arrivé deuxième à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 derrière le président élu Mamadi Doumbouya, Abdoulaye Yero Baldé a exprimé les préoccupations de son parti quant à l’exclusion de ses candidats dans plusieurs circonscriptions du pays.
Selon Abdoulaye Yero Baldé, des candidatures ont été régulièrement déposées dans plusieurs localités, notamment à Tombolia, Sanoyah, Manéah, Matam, Ratoma, Kouriah, Lambanyi, Kankan, Siguiri, Kintinian, Boké, Sangaredi et Tamita (Boffa). Pourtant, à la publication des listes provisoires, aucune n’aurait été retenue.
Il dénonce une violation de l’article 242 du Code électoral, qui impose que tout rejet soit motivé et notifié dans un délai de dix jours. « Aucune notification n’a été faite, aucun motif n’a été communiqué », affirme le président du FRONDEG, évoquant une atteinte aux droits fondamentaux des candidats.
Plus préoccupant encore, le parti affirme que certains agents de l’administration électorale auraient tenté de remettre des documents antidatés pour justifier a posteriori ces rejets, une pratique qualifiée de « tentative de régularisation irrégulière ».
Face à cette situation, le président du FRONDEG indique avoir saisi les juridictions compétentes, conformément aux dispositions encadrant le contentieux électoral. Le parti souligne que l’absence de notification régulière empêche le déclenchement légal des délais de recours, compromettant ainsi le droit à un recours effectif.
Autre point de friction : les conditions financières d’accès au scrutin. Yero Baldé dénonce une fixation unilatérale des cautions électorales, sans concertation avec les acteurs politiques, en violation des articles 275 et 276 du Code électoral.
Dans certaines circonscriptions, des représentants du parti affirment également s’être vu refuser le paiement de ces cautions par les services du Trésor public, au motif d’un dépassement de délai. Une situation qui, selon le parti, empêche toute régularisation des dossiers et rompt l’égalité entre candidats.
Le numéro 1 du FRONDEG pointe également une possible violation des règles d’inéligibilité prévues par l’article 157 du Code électoral. Le parti estime que le président du Conseil national de la transition (CNT), en tant que chef d’institution exerçant le pouvoir législatif, ne devrait pas être autorisé à se porter candidat sans démission préalable.
Une telle situation constituerait, selon lui, « une atteinte grave au principe de légalité électorale » et soulève des interrogations sur l’impartialité de l’administration électorale.
Au regard de l’ensemble de ces irrégularités, l’ancien ministre évoque des « dysfonctionnements structurels graves » susceptibles d’altérer la transparence et la sincérité du scrutin.
Il appelle les autorités à rétablir la légalité, garantir l’égalité entre candidats et assurer la crédibilité du processus électoral. À défaut, il se réserve le droit de « tirer toutes les conséquences politiques », y compris un éventuel retrait du processus en cours.
Malgré la fermeté de son discours, Abdoulaye Yéro Baldé appelle ses militants au calme, à la discipline et au respect des institutions. Il réaffirme son engagement en faveur d’un processus démocratique apaisé et annonce poursuivre son combat « par des moyens légaux, pacifiques et responsables ».
L’article Élections du 31 mai : le FRONDEG dénonce des “irrégularités” et brandit la menace d’un retrait est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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