PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
À mesure que le processus électoral se précise en Guinée, les contestations se multiplient au sein de la classe politique. Dans une déclaration lue par Abdoulaye Yero Baldé, président du Front démocratique de Guinée (FRONDEG), ce samedi 25 avril, le parti accuse les autorités en charge des élections de multiples violations du Code électoral, susceptibles, selon lui, de compromettre la transparence du scrutin à venir.
D’entrée, le FRONDEG affirme avoir déposé des candidatures dans plusieurs circonscriptions à travers le pays, sans qu’aucune ne soit retenue lors de la publication des listes provisoires. Une situation jugée irrégulière au regard des dispositions légales.
« Conformément à l’article 242 du Code électoral, tout rejet de candidature doit être motivé et notifié dans un délai de dix jours. En l’espèce, aucune notification n’a été faite dans les délais et aucun motif n’a été communiqué au parti », rappelle Abdoulaye Yero Baldé.
Plus préoccupant encore, le FRONDEG évoque des tentatives de régularisation a posteriori. « Certains démembrements de l’administration électorale ont tenté de remettre des documents antidatés destinés à justifier les rejets », dénonce-t-il.
Le parti pointe également du doigt la fixation des cautions électorales, qu’il estime unilatérale et contraire aux articles 275 et 276 du Code électoral. « Ces conditions financières auraient dû résulter d’un processus délibératif incluant l’ensemble des acteurs politiques », insiste le président du FRONDEG.
À ces griefs s’ajoute le refus d’encaissement des cautions par certains services du Trésor public. Selon le FRONDEG, « dans plusieurs circonscriptions, des représentants dûment mandatés du FRONDEG se sont vu refuser l’encaissement de leurs cautions par les services du Trésor public, au motif d’un prétendu dépassement de délai. Or, le récépissé de paiement de la caution constitue une pièce essentielle du dossier de candidature. En cas d’irrégularité ou d’insuffisance, la législation électorale prévoit expressément la possibilité de régulariser le dossier dans un délai déterminé ».
Le parti dénonce en outre une entorse aux règles d’inéligibilité, notamment en ce qui concerne certaines fonctions institutionnelles incompatibles avec une candidature aux législatives, citant les dispositions de l’article 157 du Code électoral.
Pour le FRONDEG, « l’accumulation et la convergence de ces irrégularités traduisent des dysfonctionnements structurels graves de nature à altérer la sincérité et la crédibilité du processus électoral ».
En conséquence, le parti annonce avoir saisi les juridictions compétentes et appelle les autorités à « rétablir la légalité, garantir l’égalité de traitement des candidats et assurer la transparence des opérations électorales ». À défaut, il prévient qu’il pourrait « tirer toutes les conséquences politiques », y compris un retrait du processus en cours.
Malgré ces tensions, le FRONDEG réaffirme son attachement à un processus démocratique apaisé, assurant vouloir poursuivre son combat par des moyens légaux, pacifiques et responsables pour la défense de la souveraineté du peuple guinéen.
Sam Bantignel
.png)
il y a 2 heures
12



















English (US) ·