Education: l’intersyndicale menace de déclencher une grève, une AG convoquée !

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Face à la rupture du dialogue avec le gouvernement concernant sa plateforme revendicative, l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SLECG-SNE) a décidé de durcir le ton. Les leaders syndicaux convient l’ensemble des enseignants à une assemblée générale souveraine, le samedi 11 avril 2026 à 12 heures, à la Bourse du Travail.

L’objectif est de décider de la conduite à tenir face au refus des autorités de privilégier un cadre de concertation inclusif.

Interrogé sur les motivations de cette démarche, Michel Pépé Balamou, figure majeure de l’intersyndicale, justifie ce mécontentement par l’inertie du gouvernement, au mépris des engagements pris lors de la signature du protocole d’accord additionnel en janvier dernier.

« Les motivations sont simples, c’est la rupture du dialogue. Nous faisons face à un dialogue de sourds (…) Les ministères de la Fonction publique et du Travail ne parviennent pas à mettre en place un cadre formel pour l’opérationnalisation des commissions techniques », a-t-il déploré.

Selon le syndicaliste, plusieurs dossiers urgents restent sans réponse, notamment la mise en place des commissions techniques, pour le traitement de la liste des enseignants contractuels, l’examen des actes de nomination pour l’attribution des primes de fonction, et la révision du statut particulier de l’éducation. Ensuite le reclassement, avec la situation des enseignants admis aux concours professionnels et de ceux ayant obtenu des diplômes post-universitaires tout en restant bloqués en hiérarchie B.

L’autre problème réside dans les litiges salariaux, avec le cas des fonctionnaires dont les salaires sont gelés, le non-paiement des arriérés pour ceux dont la situation est régularisée, et l’absence de primes d’incitation.

La situation des fonctionnaires locaux. Engagés en 2024, ces 10 000 agents cumulent neuf mois d’arriérés de salaire et restent privés d’accès aux prêts bancaires.

Face à ce qu’elle qualifie de mauvaise foi, l’intersyndicale interpelle les leaders religieux, la société civile notamment le CNOSC, la Fédération des parents d’élèves, ainsi que le CNDS.

« Ce ne sont pas de nouvelles revendications, mais des engagements librement consentis et signés par le gouvernement », rappelle Michel Pépé Balamou.

 Enfin, il a souligné l’urgence de la situation, à l’approche des examens nationaux et dans un contexte préélectoral tendu.

« L’Assemblée générale est souveraine. Elle décidera de la suite des événements, et nous appliquerons cette décision. Rendez-vous est pris pour le 11 avril à la Bourse du Travail », a-t-il prévenu lors de cet entretien.

Mosaiqueguinee.com

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