Appel au report des élections du 24 mai : Dr Ibrahima Sory (ADC-BOC), pas favorable

il y a 2 heures 13
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Le parti ADC-BOC estime que la Pentecôte et les élections peuvent se tenir le même jour sans difficulté. Son président, Dr Ibrahima Sory Diallo, a réagi ce mardi 7 avril à la déclaration de Monseigneur Jacques Boston. Dimanche dernier, à l’occasion de la fête de Pâques, ce leader religieux a sollicité auprès du chef de l’État le report de la date des élections législatives et communales, afin de permettre aux fidèles chrétiens de célébrer la Pentecôte, également prévue le 24 mai 2026.

Une demande jugée tardive

L’archevêque anglican de Guinée plaide pour le report des élections prévues le 24 mai prochain. Selon lui, cette date coïncide avec la fête de la Pentecôte, un moment très important pour les chrétiens. Le parti ADC-BOC n’est pas opposé à ce que la demande soit examinée par les autorités compétentes. Toutefois, il estime qu’un éventuel report pourrait porter préjudice à d’autres acteurs, notamment politiques.

« Ces autorités religieuses savaient que cette date correspondait à une journée de fête. Mais depuis la fixation de la date des élections, elles n’ont rien fait pour trouver un compromis avec la DGE. C’est maintenant que le compte à rebours est lancé qu’elles sollicitent un report. Si cela arrive, cela va constituer d’énormes difficultés, non seulement pour la DGE qui met les bouchées doubles pour que les élections se tiennent le 24 mai, mais aussi pour les acteurs engagés dans le processus », a-t-il déclaré.

Élections et pratiques religieuses jugées compatibles

L’acteur politique reste convaincu que la tenue des élections n’empêchera pas les fidèles chrétiens de s’acquitter de leurs obligations religieuses le même jour.

« La journée électorale n’est pas une journée de restrictions. Les citoyens sont libres d’aller voter dans leurs circonscriptions. Après cela, ils peuvent retourner dans leurs milieux pour célébrer leur fête. Cela n’empêche en rien. Je pense même qu’on peut leur accorder des laissez-passer pour répondre à leurs obligations religieuses », a-t-il ajouté.

Un débat toujours ouvert

Le sujet reste au centre des débats. Certains partis, comme le Bloc Libéral, invitent les autorités compétentes à prendre en compte la requête de l’archevêque anglican de Guinée. Mais une chose est certaine, c’est que les autorités n’ont pas encore pris de décision, et le 24 mai approche à grands pas.

Sékou Diatéya

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