Du Vénézuela à l’Afrique: les leçons d’une politique américaine à géométrie variable (Par Aly Coulibaly)

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Du Vénézuela à l’Afrique: les leçons d’une politique américaine à géométrie variable Du Vénézuéla, dont le président, Nicolas Maduro, et son épouse, ont été exfiltrés par les forces americaines, à l’Afrique, une méme question traverse les esprits. Maduro est considéré comme un narco terroriste.
La diplomatie américaine, sous Donald Trump, prépare t-elle le terrain à de nouvelles interventions contre les Etats jugés « indociles », comme le Burkina, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ? Ceux, qui se posent cette question, se rappellent des récents bombardements américains d »un village du nord du Nigeria, considéré comme un sanctuaire de terroristes, liés au Boko Haram qui tue, sans discernement, les populations depuis plusieurs années. Pourquoi des violations du droit international provoquent des sanctions immédiates, tandi que d’autres sont considérées comme des réparations aux atteintes à la démocratie? Les assassinats par les forces de la coalition internationale des présidents irakien, Saddam Hussein, capturé en 2003, et tué en 2006 par pendaison, et libyen, Mouamar Khaddafi, en 2011, ont été faits « au nom du respect de la démocratie ».
Les forces armées françaises, Licorne, ont exfiltré, en 2010, le président ivoirien, Laurent Gbagbo, de son palais, au lendemain d’un scrutin présidentiel, âprement disputé entre lui et son challenger, Alassane Ouattara. Gbagbo, aprés quelques mois de prison dans son pays, a été conduit devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye (Pays-Bas) ou il est resté dix ans, puis acquitté, sans aucune charge contre lui. Pour sa part, le président du Panama, Manuel Noriega, a été chassé du pouvoir en 1989, lors de l’invasion du pays par les Americains. Sans surprise, le président français, Emanuel Macron, a salué « le coup tordu » au Vénézuela de Donald Trump. En revanche, le leader de la France insoumise (LFI), extreme gauche, Jean-Luc Mélenchon, a séverement condamné Trump, l’accusant de vouloir contrôler le pétrole du Vénézuela, un des gros producteurs.

Le Vénézuela et les pays de l’AES sont des dossiers séparés, mais deux récits d’un méme chapitre, celui de la diplomatie américaine qui s’autorise ce qu’elle condamne ailleurs. Des observateurs s’interrogent sur l’importance de l’Organisation des nations unies (ONU), crééen en 1945 au lendemain de la seconde guerre mondiale.

« Le grand machin », comme l’aimait à appeler le général De Gaulle, l’ONU a remplacé la Société des nations (SDN), qui avait été créée en 1920 avec pour objectif de maintenir la paix et la sécurité collective. Les forces de la coalition des pays de l’Organisation de l’atlantique nord (OTAN) sont intervenues plusieurs fois, « sans le mandat onusien ». Elles ont, dans ce cas de figure, capturé Maduro, puis tué Saddam et Khaddafi.

Aly Coulibaly 

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