Dr Faya prévient: « Dans deux mois ou plus, les Guinéens vont comprendre qu’ils ont fait une erreur. Pas une erreur, mais une faute grave »

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Très déçu de la tournure des évènements pendant et après le vote, l’opposant et candidat du parti Le Bloc Libéral ne mâche pas ses mots. Dr Faya Millimouno dit à qui veut l’entendre que la Guinée est malade et la dépression est collective, a-t-il confié à notre rédaction.

Après avoir maintes fois, alerté sur les dérives, Dr Millmouno compte cette fois-ci, prévient que les prochains mois seront durs : « Dans deux mois ou plus, les Guinéens vont comprendre qu’ils ont fait une erreur. Pas une erreur, mais une faute grave. », a-t-il prévenu.

« La Guinée, c’est un pays suffisamment malade. Mais la maladie de la Guinée, la cause, elle est collective. Parce que moi, j’ai vécu aux Etats-Unis. C’est l’une des plus vieilles démocraties. Quand il y a une élection majeure, même Washington Post fait un éditorial pour dire à écouter ce candidat-là, nous endossons tel, pour tel, telle raison. En Guinée, non. Les imams, les prêtres, les évêques, les pasteurs, chacun est dans la course. Les notabilités. Quand j’allais à l’intérieur du pays, les gens me disent, il faut aller saluer les notabilités. Mais ils sont dans la course moi. Qu’est-ce que je vais leur dire ? Tu comprends ? La Guinée est malade. Et lorsque l’on atteint un tel niveau de maladie, c’est lorsque ça explose que tout le monde se dit, oui, on n’aurait pas dû fermer les yeux sur ça.  Les choses qui se font dans notre pays, que nous faisons semblant d’ignorer, vont nous rattraper un jour. Tôt ou tard. Parce que quand on parle de Foniké Manguè, de Billo Bah, ça ne dit rien aux gens. Pour eux, il faut suivre la direction du fascisme. Chacun sera le responsable de sa propre disparition. Ce qui se passe ici, c’est incroyable. C’est incroyable. Il est clair que nous sommes dans une situation lamentable pour notre pays. On a fait une élection qui n’en est pas une. Alors, si on pense que c’est ce qui donne la légitimité à Mamadi Doumbouya, allez-y. Nous ne reconnaissons pas les résultats. Mais nous ne disons rien. Nous nous occupons à autre chose, comme les Guinéens s’occupent d’autre chose. À un moment donné, tout le monde sera lassé, parce que quand nous aussi on va commencer à s’occuper d’autre chose, il n’y aura plus personne pour défendre qui que ce soit. Dans deux mois ou plus, les Guinéens vont comprendre qu’ils ont fait une erreur. Pas une erreur, mais une faute grave. Maintenant, là, on n’aura rien à dire. Ils ont des insulteurs publics. Ils viennent d’avoir leur salaire. Ils ont encore plein d’argent. Mais il va arriver un moment où les insulteurs publics même n’auront plus de salaire. C’est en ce moment qu’ils vont parler. Lorsqu’il n’y aura plus de manger, le peuple va commencer à se poser des questions. À ce moment-là, tu peux prendre la parole. Quand tu parles, certains vont t’écouter. Mais ce n’est pas maintenant. C’est vraiment dommage. », a-t-il regretté.

Le candidat du parti Le Bloc Libéral a été classé troisième du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025 avec un peu plus de 2% des voix.

Mosaiqueguinee.com 

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