Dissolution de partis politiques en Guinée : « Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire ni d’une volonté d’exclusion », assure la ministre Djamy Diallo

il y a 3 heures 28
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Lors de la conférence de presse conjointe tenue ce vendredi au siège du porte-parolat du gouvernement à Kaloum, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djamy Diallo, a apporté des précisions importantes sur les réformes engagées dans le paysage politique guinéen ainsi que sur les préparatifs des prochaines échéances électorales.

Dans son intervention, la porte-parole adjointe du gouvernement a tenu à rappeler que la vie politique en Guinée est strictement encadrée par des textes juridiques visant à garantir à la fois le pluralisme et la stabilité institutionnelle. Elle a souligné que le processus conduit par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation s’inscrit dans une logique purement administrative. Celui-ci visait, selon elle, à assainir le paysage politique et à mettre les partis en conformité avec les exigences légales en vigueur.

« Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire ni d’une volonté d’exclusion », a-t-elle insisté, précisant que tous les partis politiques ont été soumis aux mêmes critères et aux mêmes procédures. Ce processus a d’ailleurs conduit récemment à la dissolution d’une quarantaine de formations politiques. Toutefois, la ministre a tenu à relativiser la portée de ces décisions, affirmant que la dissolution n’est pas définitive : les acteurs concernés restent libres de se réorganiser et de se conformer aux exigences légales pour reprendre leurs activités.

Abordant ensuite la question des élections législatives et communales prévues au mois de mai, Djamy Diallo a clarifié la répartition des rôles. L’organisation technique du scrutin sera assurée par la Direction Générale des Elections (DGE), sous la tutelle du ministère de l’Administration du Territoire.

De son côté, le gouvernement interviendra principalement dans le financement du processus, la mise à disposition des moyens logistiques et sécuritaires, ainsi que dans la garantie du respect du cadre légal.

L’objectif affiché par les autorités est clair : organiser des élections libres, transparentes et apaisées, dans lesquelles chaque citoyen pourra s’exprimer en toute confiance. La ministre a également insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes — partis politiques, société civile, médias et partenaires internationaux — afin d’assurer la crédibilité et l’inclusivité du processus électoral.

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