Disparition de migrants en méditerranée : le président de l’OGLMI s’inquiète et dénonce l’inaction des États africains

il y a 3 heures 22
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Les drames liés à la migration irrégulière, focalisent l’attention sur le continent africain.

En cause, entre le 1er janvier et le 18 février 2026, la Méditerranée a enregistré son bilan le plus lourd depuis 2014. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 547 migrants ont perdu la vie alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe.

Pour le président de l’organisation guinéenne pour la lutte contre la migration irrégulière (OGLMI), Mohamed Diallo, le chiffre est inquiétant. Il faut un engagement politique des États africains pour lutter contre cette problématique.

« C’est un constat alarmant parce que nous avons vu tout ce qui s’est passé en Libye depuis 2016 comme la vente aux enchères, les naufrages, les décès, les disparitions et si en 2026 avec toutes les actions menées par le gouvernement, les institutions internationales, les sociétés civiles nous enregistrons des morts et des disparitions, ça veut dire que c’est quelque chose qui donne à réfléchir. C’est un constat très alarmant, il suffit juste d’aller dans les quartiers vous allez constater que le problème de cette disparition, chaque famille est affectée (…). La lutte devait s’accentuer sur le trafic illicite de migrants mais le législateur guinéen n’a pas compris le trafic illicite de migrants et la migration irrégulière. On criminalise plus les personnes migrantes au lieu de criminaliser le trafiquant et cela est un problème. Pour nous, la meilleure façon c’est de lutter contre le trafic illicite de migrants. Sans les trafiquants il n’y aura pas d’immigration irrégulière. Deuxièmement, les trafiquants sont en train de créer un empire financier. Imaginez aujourd’hui juste un convoi de 250 personnes on dit 1500 euros et ce sont des milliards qui sont engrangés par les trafiquants qui tuent les innocents. Après, c’est le législateur qui vient criminaliser les personnes migrantes. Il y a aussi le problème politique. Parce que nos Etats n’arrivent pas à comprendre quel est le problème identifié par les jeunes. Ils pensent que les jeunes partent pour salir le pays alors que c’est pour trouver une meilleure condition. Il faut un engagement politique des États africains dans l’autonomisation des jeunes, la sensibilisation et prendre conscience du problème », a-t-il expliqué.

Saidou Barry

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