Difficultés d’accès à l’eau potable à Conakry : « Je vends 200 bidons de 20 litres par jour »

il y a 13 heures 31
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Malgré les efforts des services de l’État, de nombreux citoyens éprouvent d’énormes difficultés d’accès à l’eau potable. À Conakry, tout comme à l’intérieur du pays, cette triste réalité est visible. Dans de nombreux quartiers de la capitale, on rencontre des citoyens chargés de bidons jaunes à la quête de l’eau, devenue une denrée rare. Certains même en ont fait une entreprise, en transportant de l’eau dans des charrettes destinée à la vente. C’est le cas de Rouguiatou Sylla, résidente au quartier Mafanco Centre, secteur 4, dans la commune de Matam. Rencontrée ce samedi 9 mai 2026 par une équipe de Guineematin.com, cette dame, diplômée en chimie, notamment en contrôle de qualité, explique vendre jusqu’à 200 bidons de 20 litres par jour.

Rouguiatou Sylla, vendeuse d’eau à Conakry

« Mon travail consiste à mettre de l’eau dans des charrettes et les clients viennent prendre pour aller revendre. Le soir, ils reviennent me remettre les recettes. Ça fait au moins sept ans que je suis dans ça. La société où je travaillais a été fermée. Donc, comme il n’y a pas de travail, j’ai choisi pour le moment cette option. Sinon, je suis diplômée en chimie, contrôle de qualité des produits. Aujourd’hui, j’ai six charrettes et chaque charrette contient 20 bidons de 20 litres. Chaque matin, je charge les six charrettes et les clients viennent prendre. Je peux vendre 200 bidons de 20 litres par jour », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, Rouguiatou Sylla précise que l’eau qu’elle revend provient exclusivement de la SEG. C’est pourquoi, à la fin de chaque mois, elle est obligée de payer la facture. « Nous rencontrons parfois des difficultés avec la Société des eaux de Guinée (SEG) et d’autres problèmes liés aux paiements. Le peu que je gagne, je le divise en deux. Une part, je la garde pour la tontine, et l’autre partie, je la donne à la SEG. Parce que ce n’est pas l’eau du forage qu’on utilise, c’est l’eau de la SEG. À la fin de chaque mois, la facture arrive et on paie », a-t-elle expliqué.

Malgré les difficultés, Rouguiatou Sylla dit être satisfaite de cette activité qui, selon elle, couvre ses besoins fondamentaux. « C’est un service qui me soulage. Avec ça, je couvre mes besoins fondamentaux. Je n’ai pas à quémander à quelqu’un. Ça me rend vraiment fière. Et je demande aux autorités, surtout au président Mamadi Doumbouya, d’aider les jeunes, notamment les femmes guinéennes », a-t-elle lancé.

Saïdou Hady Diallo et Ibrahima Bah pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527 / 664 413 227

The post Difficultés d’accès à l’eau potable à Conakry : « Je vends 200 bidons de 20 litres par jour » first appeared on Guineematin.com.

Lire l'article en entier