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Sitôt ouverte, la phase des réquisitions et des plaidoiries dans le procès de l’ancien ministre de la Défense nationale, Mohamed Diané, a pris fin ce jeudi 4 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Après le parquet et la partie civile dans cette affaire de détournement de fonds publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, qui ont requis la confirmation de la décision rendue en première instance, la défense a, pour sa part, plaidé la relaxe pure et simple de son client. Selon ses avocats, les accusations reposent sur un « délit non constitué » et une « absence de preuves accablantes ».
Appelé à dire son dernier mot devant la cour, Mohamed Diané a dénoncé des poursuites qu’il juge infondées. « Les poursuites engagées contre ma personne ne reposent sur aucun fondement juridique sérieux », a-t-il déclaré.
L’ancien ministre affirme également qu’aucun élément concret ne vient étayer les accusations portées contre lui. « Aucune preuve matérielle, aucun élément objectif, aucun fait juridiquement établi ne vient les soutenir », a-t-il soutenu.
Selon lui, les charges retenues contre sa personne reposeraient sur une construction sans base factuelle. « Il s’agit d’une construction accusatoire sans base factuelle, en contradiction flagrante avec les principes essentiels du droit pénal », a-t-il insisté.
Mohamed Diané a aussi critiqué la décision rendue en première instance. « La condamnation prononcée en première instance est intervenue en violation manifeste des garanties élémentaires du procès équitable », a-t-il affirmé.
Poursuivant son intervention, il a estimé que l’accusation n’avait pas démontré les faits de détournement. « Ni l’Agent judiciaire de l’État ni le ministère public n’ont été en mesure d’identifier un fondement juridique précis à l’accusation de détournement qui m’est reprochée », a-t-il déclaré.
Concernant les montants évoqués dans le dossier, l’ancien ministre les juge « irréalistes », affirmant qu’ils sont avancés « sans support comptable, sans pièces justificatives et sans démonstration financière crédible ».
Par ailleurs, Mohamed Diané a appelé la cour à rendre une décision fondée sur le droit. « La décision que vous vous apprêtez à rendre engage la crédibilité de la justice d’appel et la confiance des citoyens dans leurs institutions », a-t-il conclu, rappelant qu’« aucune condamnation ne peut exister sans preuve légalement établie ».
L’affaire est renvoyée au 16 avril pour le délibéré.
L’article Devant la cour, Mohamed Diané met en jeu « la crédibilité de la justice » est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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