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Réunis en séance plénière ce vendredi 13 mars 2026, les conseillers nationaux du Conseil national de la transition (CNT) ont approuvé une convention de financement d’environ 50 millions de dollars destinée à lancer le projet « Guinea Safe City », un vaste programme de vidéosurveillance et de technologies numériques visant à renforcer la sécurité dans les grandes villes du pays.
Ce projet, présenté par le gouvernement, s’inscrit dans la stratégie de lutte contre la criminalité, l’insécurité et les troubles récurrents enregistrés dans les grands centres urbains du pays. La convention de financement, signée le 30 juin 2025 entre la République de Guinée et la Banque d’Import-Export de Chine (Exim Bank of China), porte sur un montant de 385 329 021 renminbis, soit près de 50 millions de dollars américains.
Un prêt à long terme
Selon les termes de l’accord soumis aux conseillers nationaux, le financement est assorti de plusieurs conditions. Le prêt est accordé avec un taux d’intérêt de 2 % par an, une commission de gestion de 0,25 %, ainsi qu’une commission d’engagement annuelle de 0,25 % payée semestriellement. À cela s’ajoute une commission de service de 0,5 % par an.
Le dispositif prévoit également une période de grâce de cinq ans, avec un remboursement étalé sur quinze ans, soit une maturité totale de vingt ans. Les intérêts seront réglés deux fois par an, chaque 21 mars et 21 septembre. Les remboursements pourront être effectués en renminbi, en dollars américains ou dans toute autre devise acceptée par le prêteur. Le délai de mobilisation des fonds est fixé à 24 mois.
Une réponse technologique à l’insécurité
Au-delà de l’aspect financier, le projet « Guinea Safe City » ambitionne de moderniser les dispositifs de sécurité grâce aux technologies numériques. Selon le rapport présenté au CNT, il s’agit d’une initiative visant à renforcer la surveillance dans les zones sensibles des grandes villes, le long des principaux axes routiers et dans plusieurs lieux publics stratégiques.
Le projet sera mis en œuvre par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, en collaboration avec d’autres départements sectoriels. Il repose sur la mise en place d’une infrastructure basée sur les technologies de l’information et de la communication (TIC).
Le système prévoit notamment l’utilisation d’une plateforme de cloud vidéo associée à des outils d’analyse intelligente. Ce dispositif permettra une surveillance en temps réel, avec des alertes automatiques en cas d’incident, afin de faciliter l’intervention rapide des forces de sécurité et d’améliorer la gestion urbaine.
Des objectifs sécuritaires et opérationnels
À travers ce programme, les autorités entendent :
renforcer les capacités de maintien de l’ordre public ;
moderniser la gestion du trafic urbain à l’aide des technologies numériques ;
améliorer l’efficacité opérationnelle des forces de sécurité ;
renforcer la gouvernance urbaine grâce à un système intégré de surveillance et d’intervention.
Quatre composantes majeures
Le financement approuvé par le CNT permettra de couvrir plusieurs infrastructures et équipements stratégiques, notamment :
la construction et l’équipement de 324 sites de vidéosurveillance répartis dans huit villes du pays ;
la mise en place de huit centres de surveillance et de commandement ;
l’acquisition de 900 terminaux portables et 100 terminaux mobiles embarqués sur des véhicules de coordination ;
la construction de six stations de base LTE, destinées à garantir un réseau sans fil sécurisé pour les équipements mobiles.
À l’issue de l’examen du texte, les conseillers nationaux ont invité le Premier ministre, chef du gouvernement, à réorganiser rapidement le comité de pilotage du projet “Guinea Safe City” à travers un arrêté.
Le CNT recommande également d’y associer les départements directement impliqués dans la sécurité publique et les infrastructures numériques, notamment :
le ministère de la Sécurité et de la Protection civile ;
le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ;
le ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique ;
le ministère de la Défense nationale, à travers le Haut commandement de la Gendarmerie nationale.
Avec l’approbation de ce financement, les autorités guinéennes misent sur la technologie pour mieux prévenir la criminalité et renforcer la sécurité dans les espaces urbains, dans un contexte où les défis sécuritaires restent préoccupants dans plusieurs villes du pays.
L’article Criminalité urbaine : feu vert du CNT pour un vaste projet technologique de 50 millions Usd est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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