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Le procès en appel de l’ex-ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation (MEPU-A), Ibrahima Kourouma, et de son DAF Mohamed V Sankhon est entré dans la phase des réquisitions et plaidoiries ce mardi 20 janvier 2025.
C’est contre la décision rendue en instance le 14 mai 2024 condamnant Ibrahima Kourouma pour enrichissement illicite que l’Agent judiciaire de l’État a fait appel, a rappelé Maître Pépé Antoine Lamah à l’entame de ses plaidoiries. Cet avocat trouve paradoxal de dissocier cette infraction, pour laquelle il a été reconnu coupable, de celle de détournement de deniers publics. Selon lui, l’argent illicitement acquis est le fruit du détournement. Pour étayer son argument, Maître Pépé Antoine Lamah a fait état du rapport de l’Inspection générale d’État (IGE).
Par ailleurs, la partie civile réclame 5 milliards pour 612 milliards « détournés », sans parler du préjudice moral qu’aurait subi l’État guinéen. L’AJE demande également à la Cour d’infirmer la relaxe du chef de détournement de deniers publics prononcée en sa faveur. Déterminés à défendre l’État pour le préjudice subi, Maître Pépé Antoine Lamah et Maître Faya Gabriel Kamano ne se sont pas limités là. Ils plaident devant la Cour, présidée par Francis Kova Zoumanigui, d’ordonner la restitution à l’État de ces fonds détournés et de confisquer les biens du prévenu au profit de l’État.
Le procureur spécial, pour sa part, s’est montré bref dans ses réquisitions. Aly Touré fait remarquer que le parquet qu’il dirige n’a aucun reproche contre la décision rendue par la Chambre de jugement. Raison pour laquelle l’appel qu’il fait n’est qu’un « appel incident ».
Le magistrat souligne l’objectif recherché par le ministère public dans cette affaire : l’application de la loi et la justice. « Et, monsieur le président, nous pensons que la loi a été appliquée et que justice a été rendue », a conclu Aly Touré.
La défense, dans ses plaidoiries, a demandé d’infirmer partiellement la décision de condamnation de son client pour enrichissement illicite et de confirmer la relaxe concernant le détournement de deniers publics. Plus loin, la défense a estimé qu’à défaut de prononcer la relaxe pure et simple de son client, Ibrahima Kourouma, il fallait le condamner au temps déjà passé en prison.
Contrairement à l’ancien ministre Ibrahima Kourouma, aucune des parties n’avait fait appel de la décision de relaxe du DAF Mohamed V Sankhon, ce qui a amené son avocat à solliciter de la Cour la confirmation de la décision rendue en instance.
Appelés de nouveau à la barre pour leurs derniers mots, les deux prévenus ont dit s’en remettre à la décision de la Cour.
L’affaire a été mise en délibéré pour une décision à rendre le mardi 10 février 2026.
Lébêré Baldé
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