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L’incident survenu à la frontière guinéo-libérienne, consécutif au lancement d’activités d’extraction de sable par la société BK Enterprise dans le district de Foya (Comté de Lofa), a été finalement résolu suite à un dialogue constructif. Après une incursion de soldats guinéens pour interrompre les travaux et saisir du matériel, un dialogue de haut niveau a été engagé à Guéckédou.
Les tensions ont éclaté lorsque des militaires guinéens sont intervenus sur le fleuve Makona, estimant que ce dernier relève de la juridiction de Conakry et que toute exploitation minière nécessite l’aval de ses autorités. Selon des sources locales relayées par Voice of Lofa, la suspension des opérations aurait été ordonnée par le général Kandia Mara.
Le climat s’est alourdi lorsque des éléments de sécurité libériens ont déplacé le drapeau national vers les rives du fleuve, un geste interprété par la partie guinéenne comme une velléité de revendication territoriale.
Face au risque d’escalade, le ministre libérien de l’Intérieur, Francis Sakila Nyumalin, s’est rendu sur place avant de convenir d’une rencontre bilatérale. Celle-ci s’est tenue le 8 mars à Guéckédou, sous l’égide du ministre guinéen de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé.
La délégation libérienne de haut rang était composé notamment du général Davidson F. Forleh, chef d’état-major des Forces armées du Libéria.
Les discussions, bien que fermes, ont été marquées par la volonté de préserver les liens séculaires entre les deux nations. Voici les principaux points d’entente :
Souveraineté et symboles : La délégation libérienne a accepté de replacer son drapeau à son emplacement initial au poste de contrôle frontalier pour apaiser les tensions ;
Base juridique : La partie guinéenne a rappelé les principes de l’ancienne OUA stipulant que, lorsqu’un cours d’eau marque une frontière, la juridiction peut être liée au pays où le fleuve prend sa source ;
Restitution du matériel : Conakry s’est dite disposée à restituer les équipements saisis.
Toutefois, le ministère guinéen des Mines doit préalablement vérifier si ces engins sont strictement destinés à l’extraction de sable ou s’ils permettent l’exploitation d’autres ressources minières.
Si la rencontre s’est achevée dans une atmosphère cordiale et que les activités commerciales ont repris à Sorlumba, la situation reste tout de même à surveiller.
Malgré les signes d’apaisement, Voice of Lofa a rapporté que des soldats guinéens auraient de nouveau traversé le fleuve tôt ce mardi matin pour planter leur drapeau au port d’entrée de Sorlumba. Cette information, si elle se confirme, pourrait fragiliser les acquis de la rencontre du 8 mars.
Alhassane Fofana
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il y a 2 heures
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