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À l’instar de plusieurs pays de la sous-région, la Guinée traverse actuellement une saison sèche aux conséquences notables sur certaines activités économiques. À Conakry, les jardiniers-fleuristes du quartier Kobaya, dans la commune de Lambanyi, figurent parmi les plus affectés. Entre pénurie d’eau et raréfaction de la clientèle, ces acteurs du secteur peinent à maintenir leurs activités.

Rencontré ce mardi 7 avril 2026 par un reporter de Guineematin.com, Saliou Diawara, jardinier-fleuriste exerçant depuis près de 18 ans, témoigne des difficultés quotidiennes auxquelles il est confronté. Passionné par son métier, qu’il dit avoir choisi sur les conseils de sa mère, il explique avoir construit toute sa vie autour de cette activité. « C’est grâce à ce travail que je me suis marié et que je subvins aux besoins de ma famille », confie-t-il.
Cependant, la saison sèche complique davantage son quotidien. Le manque d’eau constitue, selon lui, l’un des principaux obstacles. « L’arrosage nous fatigue énormément », explique-t-il, évoquant également la baisse significative du nombre de clients.
À ces difficultés s’ajoutent les attaques d’insectes, qui obligent les jardiniers à multiplier les traitements pour préserver leurs plantes, au risque de subir d’importantes pertes. « Pour empêcher la destruction de nos plantes, il faut pulvériser, il faut arroser, il faut rester à côté. Sinon, ce sera une grande perte… »
Pour s’approvisionner en eau, ces fleuristes alternent entre l’usage de puits artisanaux et celui de l’eau fournie par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Une solution coûteuse, selon Saliou Diawara, qui déplore des factures mensuelles oscillant entre 500 000 et 2 millions de francs guinéens.
Saliou Diawara, jardinier-fleuriste« Je ne suis pas le seul à payer cette somme, car nous sommes quatre personnes associées à une tête de pompe. Et quand il y a crise d’eau, on se sert de l’eau de puits que nous avons creusé tout près de la rivière qui se trouve derrière nous ici », a-t-il fait savoir.
Sur le plan commercial, les prix des plantes varient en fonction de leur taille et de leur type. Les pots de fleurs sont vendus entre 120 000 et 350 000 francs guinéens. Un coût qui, selon les professionnels, constitue un frein pour de nombreux clients. « Beaucoup préfèrent acheter des denrées alimentaires plutôt que des plantes », regrette le jardinier.
Malgré tout, Saliou Diawara insiste sur l’importance des plantes dans les concessions, tant pour leurs bienfaits environnementaux que pour leur valeur symbolique. Il appelle également les autorités à soutenir davantage le secteur. « Nous contribuons à la protection de l’environnement, mais nous manquons d’accompagnement », plaide-t-il.
En outre, notre interlocuteur lance un appel au président Mamadi Doumbouya afin d’améliorer leurs conditions de travail. « Je lance un appel au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, de nous venir en aide. Qu’il nous aide, nous les fleuristes guinéens, car nous souffrons énormément dans l’exercice de ce métier. Il y en a certains qui nous font travailler sans nous payer », a expliqué Saliou Diawara.
Face à ces multiples défis, les fleuristes de Kobaya continuent de s’accrocher, dans l’espoir d’un soutien accru et d’un regain d’intérêt de la clientèle pour leur activité.
Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com
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