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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Femmes Pro-Forêts, un forum national portant sur la gouvernance inclusive et la justice climatique s’est tenu du 14 au 16 avril 2026 à Conakry. Il a réuni des femmes et jeunes femmes leaders du PNMB, des organisations de la société civile ainsi que des représentants des institutions publiques. Initiée par UPA DI, Equitas et la CREE avec l’appui d’Affaires mondiales Canada, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer une gouvernance inclusive et équitable des ressources naturelles au sein du Parc national du Moyen-Bafing. Organisé après plusieurs mois de renforcement des capacités des femmes leaders et des acteurs de la société civile sur les droits humains, l’égalité des genres et les enjeux climatiques, ce forum avait pour objectif de favoriser le dialogue entre les différentes parties prenantes, de valoriser les actions de plaidoyer en cours et de faire émerger des recommandations concrètes en faveur d’une meilleure adaptation aux changements climatiques. Il a également permis d’impliquer davantage les autorités, les acteurs de la société civile et les femmes leaders des communautés rurales dans l’adoption de pratiques et de politiques plus inclusives en matière de gestion de la biodiversité, a constaté Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

Prenant la parole, le directeur du projet Femmes Pro-Forêts, Mamadou Tafsir Diallo, s’est réjoui de la richesse des échanges et de l’engagement des participants. Selon lui, le forum a permis d’identifier des priorités d’action claires. Il a souligné que les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer la participation effective des femmes dans les instances de prise de décision, de garantir leurs droits face aux changements climatiques et de mettre en place des mécanismes équitables de gestion des ressources naturelles.
Mamadou Tafsir Diallo, directeur du projet Femmes Pro-Forêts« Au cours de ces trois jours, nous avons collectivement exploré des thématiques essentielles liées à la gouvernance inclusive, à la justice climatique et à la place des femmes dans le processus décisionnel. Les discussions ont permis de mettre en lumière plusieurs constats importants : la nécessité de renforcer la participation effective des femmes dans les instances de gouvernance et de prise de décision, l’importance de garantir leurs droits face aux effets des changements climatiques, ainsi que l’urgence de mettre en place des mécanismes équitables de gestion et de rétribution des ressources naturelles. Mais au-delà des constats, ce forum a surtout permis d’aboutir à un résultat majeur : l’identification concertée des priorités d’action, de revendication et de plaidoyer portées par les femmes et jeunes leaders du Parc national du moyen Bafing. Ces contributions constituent une base solide pour orienter les actions futures et renforcer les politiques publiques en faveur d’une gouvernance plus inclusive, plus juste et plus durable. Ce forum ne marque pas une fin, mais plutôt le début d’un engagement renouvelé. Il nous appartient désormais de transformer ces recommandations en actions concrètes, de maintenir le dialogue et de renforcer les synergies d’action entre les différents acteurs », a déclaré Mamadou Tafsir Diallo.
De son côté, l’inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable de Labé, Mamadou Kobéra Diallo, prenant la parole au nom du Directeur général de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune, a rappelé le rôle central des femmes dans la conservation de la nature. Il a souligné que l’ambition de consacrer 30 % du territoire national à la conservation ne pourra être atteinte sans l’implication des communautés locales, notamment les femmes.
Mamadou Kobéra Diallo, inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable de Labé« La Guinée s’est engagée, à l’instar des autres pays de la communauté internationale, à consacrer 30 % de son territoire à la conservation de la nature. Cet engagement traduit la volonté des plus hautes autorités, dirigées par Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, président de la République, de faire de la protection de l’environnement un pilier essentiel du développement durable, à travers le programme Simandou 2040. Cependant, la réussite de cette ambition ne saurait être effective sans une gouvernance inclusive intégrant pleinement les communautés locales, en particulier les femmes, qui jouent un rôle central dans la gestion et la valorisation des ressources naturelles. Le Parc national du Moyen-Bafing, au cœur de nos échanges, illustre parfaitement ces enjeux. À la fois espace de conservation stratégique et territoire de vie, il met en évidence la nécessité de concilier protection de la biodiversité et amélioration des conditions de vie des populations. Au cours de ces trois jours, vous avez su créer un espace de dialogue ouvert, constructif et participatif, permettant de mettre en lumière les revendications des femmes et jeunes leaders du parc. La gouvernance inclusive n’est pas une opinion, mais une nécessité. Elle exige que chaque acteur joue pleinement son rôle : les institutions publiques, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, et les communautés, en particulier les femmes », a laissé entendre Mamadou Kobéra Diallo.
Pour sa part, la coordinatrice régionale de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) à Labé, commissaire principale de police Mamadou Ramata Diallo, s’est félicitée de la participation active des femmes rurales. Elle a salué un cadre de concertation qui a permis aux bénéficiaires à la base d’exprimer leurs réalités et de mieux connaître leurs droits face aux effets des changements climatiques.
Commissaire principale de police Mamadou Ramata Diallo, coordinatrice régionale de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) à Labé« Le fait que des femmes paysannes prennent part à ce cadre de concertation, aux côtés d’acteurs de divers secteurs, est très important. Chacune a pu parler de ses actions et de sa réalité sur le terrain. Les femmes, qui doivent bénéficier de certains droits face aux changements climatiques, ont pu exprimer ce dont elles sont victimes, mais aussi comprendre qu’elles ont des droits et savoir désormais vers qui se tourner en cas de besoin. C’est un véritable atout. J’encourage la pérennisation de ce type de concertation et j’exhorte d’autres organisations de la société civile à initier des cadres similaires, incluant les femmes à la base », a-t-elle souligné.
Du côté des bénéficiaires, Aïssatou Baldé, venue de Tougué, a mis en avant les attentes des femmes rurales, notamment l’accès aux équipements agricoles, aux infrastructures et aux services sociaux de base.
Aissatou Baldé, bénéficiaire« Durant ces trois jours, il y a eu beaucoup d’enseignements entre nous et les autorités. Nous qui venons des villages, nous avons pris beaucoup d’engagements. Chacune a exprimé ses difficultés et ses besoins. Ils se sont engagés à chercher des solutions aux difficultés que nous avons présentées. Nous avons beaucoup de problèmes, surtout dans l’agriculture : nous n’avons pas de matériel pour travailler, nous manquons d’outils, nos ponts sont dégradés. Même quand nous produisons, nous n’avons pas de moyens pour acheminer nos produits vers les marchés. Nous avons aussi parlé des problèmes d’école et de santé. Il y a un poste de santé, mais il manque de médicaments. Lorsqu’une femme est enceinte, nous sommes obligés de l’amener à Tougué centre », a-t-elle fait savoir.

Ismaël Diallo pour Guineematin.com
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