Conakry: Enabel organise la troisième session du Comité de pilotage du programme SANITA

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Organisée par l’Agence belge de développement (Enabel), la troisième session du Comité de pilotage des Programmes de Développement Urbain et Assainissement en République de Guinée (SANITA 1 et 2) et le projet CET Baritodé s’est tenue ce mercredi, 10 juillet 2024, à Conakry. C’est Ismaël Nabé, le ministre du plan et de la coopération internationale qui a présidé à l’ouverture des travaux de la présente rencontre. Et cela, en présence de l’ambassadrice de l’Union européenne, du secrétaire général du ministère de l’urbanisme et de l’habitat, du secrétaire général du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation et de plusieurs autres cadres, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Enabel, dans son fort engagement de lutter contre l’insalubrité à travers son programme Sanita 1, financé par l’Union européenne à hauteur de 42 millions d’euros, vise à renforcer la gestion des déchets solides avec un système performant dans les communes de Conakry. Le programme Sanita 2, financé à hauteur de 33 millions d’euros, va contribuer à améliorer la gestion des déchets dans les communes nord de Conakry. Deuxième volet, ce programme financé par l’agence française de développement envisage la construction d’un centre d’enfouissement technique dans le Grand Conakry. Ismaël Nabé, ministre du plan et de la coopération internationale, a lancé la troisième session d’assainissement.

Ismaël Nabé, Ministre du plan et de la coopération internationale

« C’est avec un réel plaisir que je m’acquitte du devoir de présider, en ce jour, le troisième Comité de pilotage des programmes Développement Urbain et d’Assainissement (SANITA 1 & 2). Je voudrais également saluer les efforts qui sont faits par les acteurs de la chaîne de collecte et de gestion des déchets au quotidien et par extension, l’assainissement urbain dans son ensemble. La gestion des déchets constitue un problème majeur et préoccupe les pouvoirs publics au plus haut niveau. Il y a un peu plus d’une année et demie, je me tenais dans les mêmes conditions. La deuxième session du COPIL de SANITA. Elle intervenait au lendemain de deux crises sanitaires sans précédent à savoir, la COVID 19 et EBOLA. Le gouvernement rappelait alors le rôle de la gestion des déchets et de l’assainissement dans les problématiques de la relance économique. Comme dans tous les pays du monde, la question des déchets est tributaire du financement. La République de Guinée a toujours su compter sur ses partenaires techniques et financiers. C’est le lieu d’adresser les remerciements du gouvernement aux partenaires qui appuient ces programmes, à savoir : l’Union européenne, la Coopération Belge, l’Agence Française de Développement pour leur soutien sans relâche pour accompagner nos efforts. L’enjeu à terme est d’assurer le financement durable et pérenne de toute la filière. L’Union européenne, dans son Programme Indicatif Multi Annuel (2021-2027 ), prévoit en 2024 la signature d’une Convention de financement d’un montant de 46 millions d’euros destiné à l’assainissement et à l’eau. Ce programme viendra soutenir, capitaliser et assurer la continuité des initiatives passées et en cours. Bien évidemment, un intérêt particulier devra être accordé aux complémentarités avec les programmes SANITA 1 et 2 afin d’éviter la duplication des actions. La convention en cours de préparation doit être élaborée avec la participation des acteurs du secteur dans son ensemble. Le besoin de financement net, d’après l’étude réalisée par le Bureau PHOENIX en 2023 se situe globalement à un peu plus de 9,4 milliards de GNF pour l’aire urbaine du Grand Conakry. Ce chiffre est la somme agrégée de toutes les chaînes, y compris les coûts de gestion des déchets des marchés de 22,7 milliards d’euros, dont la couverture complète n’est pas assurée et qui représentent le besoin le plus important dont le financement est recherché. Le COPIL est aussi un cadre d’évaluation des résultats du programme, des acquis et du niveau d’atteinte des objectifs. C’est également le lieu de revisiter les recommandations faites lors des précédentes sessions. II s’agit entre autres : la mise en place du Comité interministériel pour réfléchir sur l’organisation du secteur, son financement, pour une meilleure gouvernance ; la mise en place d’une Commission décisionnelle de mise à disposition du foncier dédiée aux infrastructures d’assainissement. Ces questions et bien d’autres feront l’objet d’examen au cours de nos travaux que je souhaite enrichissants afin que les décisions et orientations qui seront prises concourent à lever les obstacles dans la mise en œuvre des activités des programmes SANITA », a-t-il dit.

Jolita PONS, l’ambassadrice de l’Union européenne, se réjouit des programmes réalisés et mise sur l’éducation et la sensibilisation des communautés pour un environnement propre.

Jolita PONS, L’ambassadrice de l’Union Européenne

« Nous croyons fermement que l’accès à des services d’assainissement adéquat est un droit fondamental pour tous les citoyens. Car, le manque d’assainissement contribue à la propagation des maladies qui affectent la qualité de vie, qui constitue un obstacle au développement économique et social. On peut dire que l’assainissement est un bien public en termes propres. Nous sommes ici aujourd’hui pour évaluer et suivre les progrès du programme Sanita dans ses différentes phases et composantes. Nous avons constaté des progrès significatifs depuis le lancement du programme, des infrastructures cruciales ont été construites, des campagnes de sensibilisation ont été menées, une gestion plus durable des déchets a été mise en place. Je voudrais souligner quelques points à notre avis qui sont essentiels pour assurer le succès du programme. En premier lieu, la collaboration et le partenariat, le progrès n’est possible qu’à travers un effort conjoint, la participation active de toutes les parties prenantes : le gouvernement à travers les ministères et agences concernés, nos partenaires techniques, les ONGs, le secteur privé et les citoyens, est crucial pour atteindre les objectifs fixés. Deuxièmement, la durabilité, il est vital que des solutions mises en œuvre soient pérennisées. Cela comprend la formation adéquate des communes pour la gestion des ressources et l’entretien des infrastructures. Dans ce contexte, je voudrais juste noter que l’augmentation du nombre des communes dans la zone d’intervention de Sanita suite à la réforme du découpage administratif nécessite une gestion plus efficace des ressources et une coordination renforcée pour faire face au réaménagement qui modifie le cadre de référence du programme. Le troisième point est l’éducation et la sensibilisation. Le changement de comportement est fondamental. Nous devons investir dans l’éducation et la sensibilisation des communautés depuis le plus jeune âge sur l’importance d’un environnement propre. Je tiens à souligner l’importance de ce comité de pilotage en tant qu’outil de suivi et d’évaluation, il est essentiel de continuer le progrès, à identifier les obstacles et adapter nos stratégies en conséquence. En outre, je voudrais mentionner notre vision de continuité avec le futur projet Sanita plus. Ce projet sera une extension naturelle de nos efforts actuels visant à consolider les acquis et à élargir davantage la portée et l’impact de l’assainissement en Guinée. Cependant, nous devons apporter des solutions à quelques problèmes que je vais soulever, notamment trois. La sécurisation du foncier pour le projet de construction du centre d’enfouissement de Baritodé. Deuxièmement, on constate l’occupation abusive du terrain de centre de stockage temporaire à Zakopé. C’est avec préoccupation que l’Union européenne observe les possibles faits de la rationalisation des actes établissement public à caractère administratif (EPA) qui puissent avoir sur l’ANASP un des acteurs principal du programme. Je voudrais réaffirmer l’engagement indéfectible de l’Union Européenne à accompagner la Guinée sur la voie du développement durable. Nous sommes convaincus que grâce au programme Sanita, il sera possible de construire un avenir à chaque enfant, femme et homme qui aura accès à un environnement propice », a-t-elle indiqué.

Mohamed Sikè Camara, Secrétaire général du Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation soutient le projet à travers son ministère.

Mohamed Sikè Camara, Secrétaire général du Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation

« Les résultats de Sanita ville propre sont tangibles dans les villes de Conakry et de Kindia grâce à votre mobilisation auprès de nos populations et votre engagement à soutenir le gouvernement de son excellence le Général Mamadi Doumbouya, chef de l’État, Président de la République. Nous espérons qu’il en sera ainsi très prochainement pour d’autres villes de la Guinée… Nous invitons, au nom du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui est membre du comité de pilotage, à mesurer leur responsabilité à travailler pleinement pour l’atteinte des objectifs », a-t-il dit.

Ismaël Diallo pour Guineematin.com

Tel : 624693333

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