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La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de faire couler beaucoup d’encre. Au-delà de la controverse sportive, c’est une véritable question de droit du sport qui se pose : la décision de la CAF est-elle juridiquement fondée ?
Tout est parti d’un penalty accordé au Maroc en cours de match. Une décision arbitrale vivement contestée par les joueurs sénégalais, dont certains ont quitté le terrain en signe de protestation. Un geste fort, mais lourd de conséquences.
Car dans le football moderne, les règles sont claires. Selon les lois établies par la FIFA, l’arbitre est le seul juge sur le terrain. Ses décisions concernant les faits de jeu, y compris un penalty, sont définitives et ne peuvent être remises en cause après le match.
Toutefois, là où l’affaire prend une tournure juridique, c’est dans le comportement des joueurs ayant abandonné le match. Les règlements disciplinaires de la CAF sont sans ambiguïté. L’article 82 prévoit qu’un refus de jouer, un retrait du match ou le fait de quitter le terrain sans autorisation entraîne une défaite automatique. L’article 84 va encore plus loin : il stipule que l’équipe fautive peut être déclarée perdante et exclue de la compétition.
Dans ce contexte, le départ des joueurs sénégalais du terrain peut être juridiquement assimilé à un abandon de match.
Une décision contestée mais juridiquement défendable
En s’appuyant sur ces dispositions, la CAF a pris une décision lourde en statuant en faveur du Maroc. Pour certains observateurs, cette décision est conforme au règlement. Le football repose sur des règles strictes, et toute rupture du jeu doit être sanctionnée pour garantir l’intégrité des compétitions.
Mais pour d’autres, la sanction soulève des interrogations.
Le rôle clé de l’arbitre dans un contexte tendu
Face à la tension sur le terrain et à la pression des supporters, l’arbitre semble avoir cherché à éviter une escalade. Une gestion de crise qui, bien que discrète, fait partie de ses prérogatives.
Dans ce type de situation, appliquer strictement les sanctions sur le moment aurait pu aggraver les tensions. L’arbitre a donc privilégié l’apaisement.
Entre discipline et proportionnalité
Le débat se situe aujourd’hui à ce niveau : fallait-il simplement sanctionner les joueurs, ou aller jusqu’à influencer l’issue globale de la compétition ?
En droit du sport, un principe revient souvent : la proportionnalité des sanctions. Une faute doit être punie, mais sans aller au-delà de ce qui est nécessaire. Dans le cas présent, certains estiment qu’une défaite par forfait accompagnée de sanctions disciplinaires aurait suffi, sans remettre en cause l’équilibre général de la compétition.
Un précédent pour le football africain ?
Cette affaire pourrait faire jurisprudence. Elle pose une question fondamentale : jusqu’où une instance peut-elle intervenir après un match ?
Car si chaque décision arbitrale contestée peut conduire à une relecture des résultats, c’est toute la stabilité du football qui pourrait être remise en cause.
Conclusion
La finale Sénégal–Maroc de la CAN 2025 restera comme un tournant. Entre respect des règles, autorité de l’arbitre et pouvoir disciplinaire des instances, l’équilibre est fragile. Une chose est sûre : au-delà du résultat, c’est la crédibilité du football africain qui se trouve aujourd’hui questionnée.
Par Aliou Lingue
L’article CAN 2025 : polémique autour de la finale Sénégal-Maroc, entre droit , arbitrage et discipline ( Aliou Lingue) est apparu en premier sur Actuguinee.org.
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