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Le Premier ministre Bah Oury a présidé, ce mercredi 25 février 2026, la cérémonie de présentation des résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4). À cette occasion, il est revenu sur le faible taux de masculinité enregistré dans certaines régions, notamment à Labé et Mamou.
« Vous remarquez, le taux de masculinité est le plus faible dans la région de Labé et dans la région de Mamou. Cela veut dire que les hommes sont partis. Où est-ce qu’ils sont partis ? Ils sont à l’étranger », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette situation nécessite une approche spécifique en matière de politique familiale et éducative. « D’où la nécessité d’avoir une approche singulière en ce qui concerne les questions de famille, les questions d’éducation et les besoins d’une majorité de femmes qui se retrouvent très souvent abandonnées et qui doivent survivre par leurs propres moyens. »
Le chef du gouvernement a également cité la préfecture de Pita, particulièrement concernée par cette situation : « Paradoxalement, Pita est l’une des préfectures où le taux de masculinité est le plus faible, 72 %. Et ça, ça reflète une réalité. La plupart des gens de Pita sont à Dakar et sont ailleurs. Ils sont à l’étranger. »
Détaillant les chiffres, il a indiqué : « Par exemple, Labé 77 %, Mamou 79 % et la préfecture de Pita est celle qui a le taux de masculinité le plus faible. L’évolution du rapport de masculinité de 1983 à 2025. Vous avez 95 % en 1983, 97 % en 1996, ensuite 2014, 1993, 1993 en 2025. »
Évoquant l’évolution historique, il a poursuivi : « Après la chute du premier régime, il y a eu un flux de retours de ceux qui étaient à l’étranger. Et le taux est passé rapidement de 95 % aux alentours de 97 %. À partir de 97 %, les crises ont commencé. Les crises du Libéré à Sierra Leone, les crises intérieures de gouvernance. Les gens sont partis, cherchant un avenir ailleurs. »
Pour le Premier ministre, la tendance pourrait toutefois s’inverser : « Et depuis lors, le taux se stabilise. Mais que va-t-il se passer ? À partir de maintenant, le taux va remonter. Parce que nous sommes dans une phase de croissance économique qui sera un appel d’air pour ceux qui sont dans la région. »
Il a enfin insisté sur la nécessité d’anticiper un éventuel retour des Guinéens de l’étranger : « Et les Guinéens qui étaient partis à l’étranger et qui vont revenir, d’où la nécessité d’anticiper et de planifier cela. Parce que les familles auront besoin d’écoles, de logements, etc. La population rurale, 61,3 %. »
« Et l’urbaine, 38,7 %. Nous avons la nécessité de planifier nos dépenses. L’écrasante majorité de la population est en campagne. Donc, l’importance d’investir dans l’amélioration des conditions des populations dans les campagnes. »
L’article Bah Oury justifie la faible masculinité au Fouta Djallon : « La plupart des hommes sont à Dakar et ailleurs » est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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