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Un incendie s’est déclaré aux alentours de 10 heures, dans la matinée de ce lundi 2 février 2026, dans un bâtiment relevant de l’Agence de la navigation aérienne, précisément dans la salle d’observation destinée à fournir des informations essentielles aux pilotes pour l’atterrissage et le décollage des avions.

À l’heure actuelle, les causes de ce sinistre demeurent encore incertaines.
Si aucune perte humaine n’a été signalée, cet incendie met crûment en lumière une réalité longtemps dénoncée par les travailleurs : l’état de délabrement avancé du bâtiment.
Selon plusieurs sources, cette infrastructure n’a jamais bénéficié de travaux de rénovation, obligeant les agents à exercer dans des conditions de travail qualifiées d’indescriptibles.
Plus grave encore, alors que l’Agence de la navigation aérienne s’est récemment dotée de nouveaux équipements météorologiques de pointe, aucune attention sérieuse n’a été accordée à la sécurité et à la conformité du bâtiment censé les abriter. Une situation qui interroge, voire scandalise, au regard des normes en vigueur.
En effet, avant toute installation de tels équipements sensibles, la réglementation exige que le bâtiment réponde à toutes les commodités et exigences de sécurité. Ce qui, manifestement, n’était pas le cas. Cette négligence structurelle pose aujourd’hui la question des responsabilités, d’autant plus que les travailleurs, déjà exposés à des conditions précaires, se retrouvent désormais abandonnés.
Aucune communication claire, aucune mesure d’accompagnement, aucun plan d’urgence n’a été officiellement présenté. Le silence observé renforce le sentiment d’abandon et de colère chez ces agents, pourtant essentiels au bon fonctionnement du trafic aérien.
Cet incendie ne doit donc pas être perçu comme un simple accident, mais comme le symptôme d’une gestion défaillante, où la modernisation des équipements semble avoir primé sur la sécurité des infrastructures et la dignité des travailleurs.
Cette situation soulève de sérieuses interrogations sur la gestion et l’entretien des infrastructures, sous la direction du directeur général, M. Mory Francedy Condé.
De nombreux observateurs estiment que cette négligence structurelle pourrait avoir contribué à créer un environnement à risque, mettant en danger à la fois le personnel et la sécurité aérienne.
Aujourd’hui, ces derniers réclament des réponses, des actes concrets et l’ouverture immédiate d’un dialogue responsable. Car, au-delà des dégâts matériels, c’est la sécurité, la responsabilité institutionnelle et le respect du capital humain qui sont en jeu.
Kalidou Diallo
L’article Aéroport Ahmed Sékou Touré : un incendie touche un bâtiment de l’agence de la navigation aérienne est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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