Administration parlementaire : le sit-in suspendu après la signature d’un accord

il y a 2 heures 15
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Alors qu’un sit-in était prévu ce mercredi matin au sein de l’administration parlementaire, la tension s’est finalement apaisée au profit du dialogue.

À l’issue de discussions engagées avec les autorités du Conseil national de la transition (CNT), les responsables syndicaux évoquent une avancée notable, marquée notamment par la signature du statut particulier et d’un mémorandum d’entente.

Secrétaire général du Syndicat de l’administration parlementaire, Ismaël Gassim Kalissa est revenu sur les circonstances ayant conduit à cette évolution. Selon lui :

« Hier soir, nous avons été appelés par le patronat pour que nous soyons au CNT. Donc, nous avons envoyé une délégation. La délégation a été reçue par le patronat et une copie du statut particulier de l’administration parlementaire signée a été mise à disposition. »

Toutefois, précise-t-il, cette signature ne règle pas l’ensemble des préoccupations.

Le syndicaliste insiste également sur la nécessité de compléter ce statut par des textes d’application : « Mais ce n’est pas que ça. Il y a aussi d’autres revendications, notamment le problème de la Caisse nationale de sécurité sociale. Vous savez que c’est là qu’on met en péril notre assurance maladie, notre situation de retraite. Il y a aussi les arrêtés d’application qui déterminent les avantages professionnels. Un statut particulier sans les arrêtés d’application, ça ne veut rien dire. »

Il rappelle par ailleurs les engagements contenus dans le statut : « Le comité de négociation va poursuivre les travaux pour que ces arrêtés d’application soient rédigés. Le statut dit que d’ici trois mois, ces avantages professionnels doivent entrer en vigueur. C’est-à-dire que les travailleurs parlementaires doivent entrer en possession de leurs primes, de l’assurance maladie et de tout ce qui concerne les avantages professionnels. »

La signature d’un accord a permis d’éviter le mouvement annoncé.

« Nous avons signé un mémorandum d’entente hier. Ce mémorandum d’entente stabilise la situation, décrispe la situation. Si nous sommes arrivés là, c’est grâce à leur détermination, grâce à leur ténacité, grâce à leur engagement. Nous demandons aux travailleurs de rester mobilisés », a indiqué Kalissa, avant de saluer la mobilisation des travailleurs.

Présent aux côtés des travailleurs, Aboubacar Kaba, premier secrétaire chargé de la syndicalisation à l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), a mis en avant la posture de sa centrale.

Mandaté par le secrétaire général de l’organisation, il affirme : « Je suis là sur instruction de mon secrétaire général, le camarade Abdoulaye Camara, par rapport à la situation qui prévaut au niveau de l’administration parlementaire dont la section syndicale est affiliée à notre centrale. »

Revenant sur les démarches entreprises, l’USTG dit avoir opté pour l’apaisement : « Il y a un peu très longtemps, nous avons reçu une plateforme revendicative de la section syndicale du Parlement, séquencée en plusieurs points. On a fait assez de démarches pour que ces points trouvent solution. Mais puisque nous sommes une centrale responsable, une centrale participative, nous avons jugé nécessaire de contenir le mouvement et de gérer la situation avec l’État, avec les conseillers parlementaires. »

Pour lui, la signature du statut constitue une avancée majeure. Au-delà du statut, plusieurs anomalies restent à corriger. Aboubacar Kaba évoque notamment : « Le point nodal, c’était ça. Et heureusement, il y a eu un début de décrispation parce qu’hier soir, très tardivement, le statut particulier a été signé. […] La confusion qui existe entre leurs reversements au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale et de la Caisse nationale de prévoyance sociale. »

Il précise la situation administrative des agents : « Ils relèvent des fonctionnaires de la République. Ils sont payés par FUGAS et ils doivent être gérés par la Caisse nationale de prévoyance sociale. Je vous rappelle, chers journalistes, c’est la première fois dans l’histoire de la Guinée qu’il y ait une section syndicale au Parlement digne de nom, qui a obtenu des résultats. »

Dans la foulée, il insiste sur la démarche de la centrale : « Nous ne sommes pas là pour pagailler, nous ne sommes pas là pour distraire les gens. Nous sommes là pour le sérieux, nous sommes là pour régler un problème de dimension nationale. »

Interrogé sur la suite du mouvement, le responsable syndical est catégorique : « Ça continue, on ne le reprend pas, on continue. Il y a déjà une commission en place qui continue à négocier sur les autres points qui restent. »

Dans cette logique, un appel a été lancé aux travailleurs : « Nous sommes venus pour informer les travailleurs d’arrêter tout mouvement, de mettre fin à tout sit-in, parce que nous sommes en train de trouver positivement une solution à la situation. »

S’il reconnaît que les autorités actuelles du CNT estiment ce dossier antérieur à leur gestion, il déplore la lenteur du processus : « Ça fait une année que le dossier a été mis en place et que les rapports n’ont pas encore été obtenus. Dès lors qu’ils se sont désengagés de ce dossier, nous reviendrons au bureau syndical pour prendre les dispositions appropriées pour que ce dossier soit élucidé. »

Et de conclure avec fermeté : « Pour ne rien au monde, nous ne renoncerons à ça. Nous prendrons les dispositions appropriées pour que ce dossier soit élucidé. »

Mayi Cissé

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