100 jours de Bah Oury : Balaya Diallo salue des avancées mais pointe des manquements sur les droits humains et l’économie

il y a 2 heures 13
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Reconduit le 26 janvier 2026 à la tête de la primature après avoir déposé la démission de son gouvernement au lendemain de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, le Premier ministre Bah Oury a franchi, ce mardi 5 mai 2026, le cap symbolique de ses 100 premiers jours. Ce premier bilan suscite de nombreuses réactions au sein de la classe sociopolitique. Parmi elles, celle de Ibrahima Balaya Diallo, acteur de la société civile.

Nommé dans un contexte de fortes attentes, après l’élection de Mamadi Doumbouya pour un mandat de sept ans à l’issue de quatre années de transition, le bilan du chef du gouvernement s’inscrit, selon certains observateurs, dans la continuité de son action publique.

Pour Ibrahima Balaya Diallo, si des efforts ont été enregistrés, notamment en matière d’apaisement du climat sociopolitique, des attentes persistent, en particulier sur les questions liées aux droits humains et à la situation économique. “Les 100 premiers jours de M. Bah Oury ne sont que le prolongement de ce qu’il a fait depuis qu’il est Premier ministre, à savoir conduire la politique du gouvernement. Il y a certainement des réussites ça au moins c’est sûr, on ne peut pas tout jeter à l’eau. Donc, moi, je crois que c’est vrai qu’ils ont un peu pacifié les différents sites au niveau de Conakry, où on avait des violences récurrentes, ça au moins c’est une grande avancée. Maintenant, là où nous attendons le Premier ministre, c’est de travailler sur la question des droits de l’homme, et sur le problème économique”, a réagi l’activiste au micro de Guinee360.

Poursuivant, il a dénoncé des cas de disparitions qu’il qualifie de préoccupants au sein de la sphère sociopolitique. “Aujourd’hui, il y a un spectre de la peur qui s’est installé. On voit qu’il y a beaucoup d’acteurs sociopolitiques qu’on ne retrouve pas, on ne sait pas où ils sont. Moi-même, c’est ce que je dis, j’aimerais même pour ceux qui sont enfermés, qu’on les élargisse, qu’ils aillent rejoindre leur famille”, a-t-il déclaré, appelant à un renforcement de l’apaisement de l’espace public.

L’activiste a également insisté sur la nécessité d’anticiper l’après-transition, à travers un processus inclusif et apaisé. “Il faut aussi qu’on commence à considérer que la fin de cette transition, après les élections communales, législatives et sénatoriales, va aller vers une nouvelle donne. Cette nouvelle donne doit présupposer qu’on a travaillé en amont, qu’aujourd’hui on a pacifié l’espace, qu’on va faire une sorte de table rase. Parce que ça fait partie de nos cultures, de nos habitudes culturelles, de faire table rase sur certaines choses et d’entrevoir un meilleur avenir”.

Par ailleurs, Ibrahima Balaya Diallo a pointé du doigt la réduction de l’espace médiatique, qu’il considère comme un enjeu majeur à corriger. “Aujourd’hui, le fait que beaucoup de médias soient fermés, aujourd’hui, est en train de rétrécir l’espace médiatique. L’espace médiatique est très rétréci, il faut qu’on fasse attention. C’est pour cela qu’aujourd’hui, qui nous fournit des informations ? Ce sont les blogueurs. Et ce n’est pas normal, ce ne sont pas des journalistes. D’ailleurs, même quand on les entend parler, on sent nettement qu’ils n’ont pas… Ils n’ont pas le background nécessaire pour nous donner des informations”.

Il a enfin plaidé pour une relance du dialogue entre les autorités et les acteurs sociopolitiques, estimant que ce cadre reste indispensable à la gouvernance. “J’aime le rappeler souvent, le premier partenaire de la société civile, c’est l’État. Puisque c’est une réalité que c’est l’État le premier partenaire, il faut aujourd’hui que le premier ministre, qui est le garant du dialogue social et politique, renoue avec ce dialogue-là avec les acteurs sociaux politiques du pays. On ne peut pas aujourd’hui vraiment rester comme ça, le gouvernement n’a pas de vrais partenaires qui peuvent lui rappeler les engagements alerter, interpeller et même proposer des solutions il faut cela maintenant”, a-t-il conclu.

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