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Une importante rencontre d’échanges, de concertation et d’orientation s’est tenue ce jeudi 16 avril 2026 au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire. Autour du ministre Mohamed Lamine Sy Savané, les discussions ont réuni Elhadj Baïlo Sow, promoteur du projet Dream City, accompagné de son équipe, ainsi que les cadres du département. Cette séance de travail avait pour objectif principal la présentation du schéma directeur et du plan d’aménagement de cette ville futuriste appelée à redessiner le paysage urbain de Conakry, a appris sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.
Ces échanges, francs et directs, ont permis aux deux parties d’examiner les contours d’un projet ambitieux, inscrit dans une dynamique nationale de modernisation urbaine et de développement des infrastructures.
Prenant la parole à l’issue de la rencontre, le Directeur général de la Société de gestion et de construction guinéenne (SGCG S.A), promotrice de Dream City, a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des discussions et au niveau d’engagement des autorités.
Elhadj Bailo Sow, promoteur de Dream City« Nous sommes très contents. Le fait qu’il nous ait reçus et que nous ayons pu lui présenter le plan général du projet Dream City nous honore. Nous le remercions infiniment pour cela. Nous profitons également de l’occasion pour remercier le président Mamadi Doumbouya. Si tout cela voit le jour, c’est grâce à lui, parce qu’il y a la paix et qu’il nous accompagne dans la réalisation de cette ville. On note une forte implication sur les questions posées concernant tous les compartiments de ce projet. Au début, lorsque la convention a été signée, nous avions présenté un plan avec un coût d’investissement estimé à 1,6 milliard de dollars. Mais, avec les accompagnements que nous avons eus en Chine, nous avons retravaillé ce plan. Nous avons accepté d’y intégrer tout ce qu’il faut pour une nouvelle ville. Aujourd’hui, le coût global du projet se situe autour de 29 milliards de dollars. Beaucoup d’éléments ont été ajoutés, car la ville sera autonome. Même si nous dépendrons d’EDG, les sous-stations installées nous appartiendront. En ce qui concerne l’eau, nous allons construire des bâches de stockage. La ville sera donc autonome en matière de fourniture d’eau et d’électricité. Pour les routes et les pénétrantes, tout le financement sera assuré par nous. Nos bateaux de dragage étant déjà sur place, nous avons voulu, avant toute opération, présenter le plan à l’État et recueillir l’appréciation des cadres. Aujourd’hui, ces cadres savent ce que nous devons développer. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus présenter le nouveau plan de la ville de Dream City, un plan qui prend tout en compte.
Ce projet appartient à la fois à l’État et à notre entreprise. L’État pourra en assurer la promotion. Il a des objectifs à atteindre : à l’horizon 2040, un financement estimé à plus de 200 milliards de dollars est envisagé, notamment pour les infrastructures. Notre projet doit donc être une partie intégrante du programme Simandou 2040. Il faut reconnaître que l’État nous accompagne et continue de le faire. Notre priorité est de montrer qu’il y a eu une amélioration significative du plan. Nous avons intégré tous les éléments nécessaires à la construction d’une nouvelle ville », a déclaré Elhadj Baïlo Sow.
Poursuivant son intervention, le promoteur a insisté sur la dimension innovante et durable du projet, notamment en matière d’assainissement et de protection de l’environnement.
« Vous savez, ce projet appartient à la fois à l’État et à notre entreprise. L’État pourra donc en faire la promotion. Aujourd’hui, l’État a des objectifs à atteindre. À l’horizon 2040, il envisage un financement estimé à plus de 200 milliards de dollars. Mais la plupart de ces montants doivent servir à la construction d’infrastructures. Il faut donc que notre projet soit une partie intégrante de Simandou 2040. C’est cela, l’enjeu. Il faut reconnaître que l’État nous accompagne et continue de le faire. Notre préoccupation est de leur montrer qu’il y a eu une amélioration au niveau de notre plan. Nous avons intégré tout ce qu’il faut pour une nouvelle ville. Depuis l’indépendance de la Guinée, nous assistons à des constructions, mais pas à de véritables projets de villes nouvelles. Ici, on construit sans toujours tenir compte de l’assainissement. Nous nous sommes donc focalisés sur cet aspect pour éviter les inondations à l’avenir. Il s’agit notamment de la construction d’usines d’épuration des eaux, de systèmes d’évacuation vers la mer, tout en tenant compte de la protection de l’environnement. Aujourd’hui, lorsque vous allez sur certaines de nos plages, vous constatez qu’elles sont presque toutes polluées. Cela n’attire pas les investisseurs. C’est pourquoi, avant que les eaux ne soient rejetées en mer, nous prévoyons de les traiter et de les désinfecter. Nous voulons que ces plages profitent à tout le monde, qu’elles attirent des investisseurs et des touristes, et qu’elles valorisent notre pays.
Nous voulons également éviter les inondations. De grandes études ont été réalisées à cet effet par une université en Chine, notamment l’Université de Hunan. Les niveaux d’aménagement étaient initialement prévus à 3,20 mètres, mais récemment, il nous a été recommandé de les porter à 4,50 mètres pour faciliter le drainage vers la mer. Toutes les eaux qui iront vers la mer ne seront pas polluées. Nous allons récupérer les déchets et traiter l’eau avant son rejet. C’est toute cette politique que nous avons mise en place et que nous avons présentée au ministère. Par rapport aux recommandations, nous disposons de réponses à toutes ces préoccupations. Malheureusement, le temps du ministre était limité, sinon nous aurions pu y répondre en détail.
En ce qui concerne le phasage, nous avons déjà commencé les travaux sur une superficie de 15 hectares. Une équipe est sur place pour achever ces travaux. Pour les 35 hectares, nous avons prévu la construction du plus grand marché d’Afrique. Les études et prospections ont été réalisées et nous allons bientôt attribuer les travaux. Cette phase devrait durer environ deux ans. Concernant la nouvelle ville, nous avons déjà fait venir l’entreprise CRCC pour l’ouverture des grandes routes. Une fois ces routes ouvertes, nous attendrons les clients pour poursuivre les réalisations. Vous comprenez que, pour construire une ville, il faut d’abord créer les équipements nécessaires : mosquées, marchés, aménagement de la plage de Tayaki. En développant ces infrastructures, les populations seront naturellement attirées et demanderont des logements. Pour les habitations, cela dépendra donc de la demande. Toutes les conditions sont réunies sur place. En ce qui concerne les équipements, nous y travaillons activement. Actuellement, nous travaillons 24 heures sur 24 », a expliqué Elhadj Baïlo Sow.
De son côté, le ministre Mohamed Lamine Sy Savané a salué la qualité des échanges et l’importance stratégique du projet pour la politique nationale de l’habitat.
Mohamed Lamine Sy Savané, ministre de l’Urbanisme, de l’Habit et de l’Aménagement du Territoire« Cette rencontre a été extrêmement utile pour nous, parce qu’elle nous a permis, aux équipes techniques de l’Habitat et à l’équipe de la SGCG Dream City, de passer en revue, à travers une présentation très détaillée, ce qu’apporte ce projet pour la vie de la nation. Vous n’êtes pas sans savoir que le développement du logement est un point d’attention pour le chef de l’État. C’est un objectif assigné à notre département de faire en sorte qu’à l’horizon 2030, il y ait au moins 50 000 logements accessibles et abordables. C’est la raison pour laquelle Dream City est passé par une mise à jour. Nous avons demandé à l’entreprise de nous produire très rapidement un chronogramme, afin de permettre aux services techniques de faire un suivi rapproché et de faire en sorte que l’entreprise puisse bénéficier d’un accompagnement en cohérence avec le chronogramme qu’elle va nous soumettre.
Des questions techniques et de financement ont été abordées. Nous avons compris, à travers leurs explications, que quatre bateaux sont déjà au large. Ces bateaux vont permettre à l’entreprise de faire le remblai dans un délai record. L’aménagement va se faire afin que la construction sur les 15 premiers hectares puisse être lancée rapidement. Ils ont déjà réalisé des villas comme constructions témoins. Nous avons posé toutes les questions utiles, des questions de compréhension, et nous attendons le retour de l’entreprise pour passer en revue, in fine, si toutes ces questions et préoccupations ont été prises en compte.
Je voudrais profiter de cette antenne pour remercier notre partenaire Baïlo Sow, qui est l’un des actionnaires. Nous sommes tenus d’accompagner les promoteurs guinéens. Cela concourt au développement de la bourgeoisie locale, et c’est en cela que le capital humain peut être renforcé. Raison pour laquelle l’entreprise va investir dans le cadre de la formation et du renforcement des capacités, tant des ouvriers guinéens que des agents d’encadrement qui vont accompagner la gestion de cette nouvelle cité, dont l’État guinéen détient 20 % de participation », a déclaré le ministre Mohamed Lamine Sy Savané.
Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel : +224 622 91 92 25
The post Urbanisme : le projet Dream City à Sonfonia Tayaki au cœur des priorités stratégiques en Guinée first appeared on Guineematin.com.
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