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Poursuivi pour tentative de viol et incitation de mineure à la débauche, Lounceny Kaba, sous mandat de dépôt depuis le 27 avril 2023, a été fixé sur son sort ce jeudi 30 avril 2026, devant le tribunal criminel de Dixinn.
Dans son délibéré, le tribunal, statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, a rendu le verdict suivant :
Sur l’action publique : Lounceny Kaba a été renvoyé des fins de la poursuite concernant l’infraction de tentative de viol, jugée non constituée à son égard.
Sur l’incitation à la débauche : Le tribunal l’a déclaré coupable. Pour la répression, il a été condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme, les frais et dépens étant mis à sa charge.
La peine prononcée correspondant au temps déjà passé en détention provisoire, le président du tribunal a ordonné sa remise en liberté immédiate. Une décision à laquelle le ministère public s’est initialement opposé, provoquant une brève suspension de séance. À la reprise, le procureur Fanka Oularé a finalement fait exécuter la décision de remise en liberté.
Pour rappel, Lounceny Kaba, chauffeur de profession, était chargé du transport des filles de son employeur, M. Charles Loua. Il était accusé d’attouchements sur deux mineures, dont l’aînée n’avait que 11 ans au moment des faits.
À la barre, l’accusé a systématiquement nié les attouchements. S’il a reconnu avoir prêté son téléphone aux fillettes pour qu’elles puissent jouer, il a admis que l’appareil contenait des contenus pornographiques, tout en affirmant que les mineures les auraient visionnés à son insu.
Lors de ses réquisitions, le procureur Fanka Oularé a estimé que les faits étaient suffisamment caractérisés et avait réclamé une peine de 10 ans de réclusion criminelle.
À l’inverse, la défense a plaidé l’innocence, arguant que la seule faute du prévenu résidait dans l’imprudence d’avoir confié un téléphone non sécurisé à des enfants. L’avocat avait sollicité l’acquittement sur la base de l’article 244 du Code de procédure pénale, ou, à titre subsidiaire, la clémence de la cour en invoquant l’article 355 du Code pénal et l’article 813 du Code de l’enfant.
Cette affaire, qui trouve aujourd’hui son épilogue, relance le débat sur la sécurité des enfants confiés à des tiers, censés assurer leur protection.
Alhassane Fofana
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