Tensions frontalières Guinée-Sierra Leone-Liberia : la CEDEAO appelle à la retenue et dépêche une mission

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa vive préoccupation face à la montée des tensions le long des frontières entre la République de Guinée, la République du Liberia et la République de Sierra Leone, dans le bassin du fleuve Mano. L’organisation régionale appelle les États concernés à privilégier le dialogue et à faire preuve de retenue afin d’éviter toute escalade.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 13 lars 2026, la Commission de la CEDEAO annonce le déploiement d’une mission d’évaluation technique chargée d’examiner la situation entre la Guinée et la Sierra Leone dans la zone frontalière de Yenga, localité au cœur de différends territoriaux récurrents entre les deux pays.
L’organisation indique également que les développements récents le long de la frontière de Lofa, entre la Guinée et le Liberia, ont ajouté une nouvelle complexité aux tensions existantes dans la région du bassin du fleuve Mano. Face à cette situation, la Commission a décidé d’élargir le mandat géographique de la mission afin d’inclure ces nouvelles zones de friction.

Cette initiative vise à permettre une évaluation plus complète des tensions actuelles et potentielles, tout en accompagnant des démarches diplomatiques destinées à prévenir toute détérioration des relations entre les pays concernés.

La CEDEAO exhorte ainsi les États membres impliqués à faire preuve d’une « retenue maximale », à apaiser immédiatement les tensions et à respecter les frontières internationalement reconnues. L’organisation appelle également les parties à s’abstenir de toute action unilatérale susceptible de compromettre les relations bilatérales ou la sécurité régionale.

Elle insiste enfin sur la nécessité de privilégier les mécanismes diplomatiques et les cadres de médiation régionaux pour parvenir à un règlement pacifique des différends.
La Commission de la CEDEAO réaffirme par ailleurs son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de promouvoir le respect mutuel, la coopération et une paix durable dans le bassin du fleuve Mano, au bénéfice de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

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